Bien prendre sa température

décembre 14th, 2014 par Did

En cas de fièvre, la température peut être mesurée de différentes manières : rectale, sous l’aisselle, buccale ou dans l’oreille. Cependant, les valeurs mesurées n’ont pas toutes la même fiabilité. La température rectale donne les résultats les plus fiables car c’est la seule qui permet une mesure réellement « interne ». Pour les températures axillaire (sous le bras) et buccale, il convient de faire une légère correction au résultat obtenu. Ainsi :

- En cas de mesure sous les aisselles, il faudrait rajouter entre 0,6 et 0,9°C au résultat obtenu.

- En cas de mesure buccale, le thermomètre doit être placé sous la langue au fond de la bouche et avec les lèvres fermées. Là encore, la fiabilité est moyenne et il faudrait rajouter environ 0,5°C pour obtenir un résultat plus proche de la température interne réelle.

- En cas de mesure dans l’oreille, il convient d’utiliser un thermomètre spécialement conçu pour cela. Les résultats obtenus sont apparemment fiables et il n’est pas utile d’y appliquer une correction.

Bonne fin de semaine

Did

Guérir certaines formes de cécité par la vitamine A

décembre 5th, 2014 par Did

La vitamine A – ou rétinol – rempli plusieurs fonctions importantes dans notre organisme. Elle possède des propriétés antioxydantes, renforce notre résistance aux infections, permet de conserver une peau en bonne santé et intervient dans le processus de croissance osseuse. Elle est également nécessaire à la formation et à la régénération du pourpre rétinien. Autrement dit, elle favorise une bonne vision. A tel point qu’une carence prolongée en vitamine A peut conduire à une baisse de nos capacités visuelles, voire carrément provoquer la cécité. A l’inverse, une prise excessive de vitamine A peut conduire à un surdosage, car contrairement à d’autres vitamines, elle ne s’élimine pas facilement. Un fort surdosage peut provoquer des vomissements et des altérations du système nerveux central (délire, coma…).

La vitamine A est présente dans de nombreux médicaments : crèmes pour la peau, compléments vitaminés ou encore pommades oculaires. Or, des chercheurs canadiens sont en passe de mettre au point un traitement permettant de guérir une forme de cécité héréditaire. L’amaurose congénitale de Leber consiste en une dégradation progressive des cellules de la rétine sensibles à la lumière. Ces gens sont donc aveugles de naissance ou le deviennent rapidement après. Un million et demi d’enfants dans le monde sont notamment touchés. Ces dernières années, la thérapie génique a permis de belles avancées : en substituant un gêne malade par un gêne sain, des enfants ont retrouvé une vue suffisante pour marcher et jouer quasi normalement. Quant à la piste suivie par les chercheurs canadiens, elle consiste en une administration journalière de vitamine A. Testé sur des patients âgés de 6 à 38 ans, les résultats sont très encourageants puisque la vue de deux tiers d’entre eux s’est améliorée…en une semaine seulement. On peut en déduire que les cellules rétiniennes étaient encore fonctionnelles et que la vitamine A a simplement contribué à les réactiver. De quoi voir l’avenir sous un meilleur jour pour tous ces malades…

Bonne fin de semaine

Did

Faire des cauchemars, c’est bien…jusqu’à un certain point.

novembre 28th, 2014 par Did

Les neurobiologistes y travaillent depuis longtemps. Aujourd’hui, leurs travaux sur les cauchemars montrent de surprenantes conclusions et permettent de commencer à répondre aux deux questions suivantes : à quoi servent les cauchemars et comment se forment-ils dans le cerveau ? En réunissant des milliers de données issues de patients particulièrement sujets aux cauchemars, les scientifiques ont ainsi pu établir le premier modèle neuropsychologique du cauchemar. En d’autres termes, on a pu reconstituer par quels mécanismes un mauvais rêve se forme dans le cerveau.

L’hippocampe est un des sièges très importants de la mémoire dans le cerveau. Durant notre sommeil, elle construit un scénario désagréable à partir de souvenirs et de peurs vécus. L’hippocampe y ajoute cependant des éléments loufoques dont le rôle rassurant doit permettre d’atténuer la sensation de peur que le cauchemar induit. Les thèmes cauchemardesques sont souvent les mêmes d’une personne à l’autre. Ainsi, dans quasiment un cas sur deux, il s’agit d’une agression physique. Dans 20% des cas, le cauchemar concerne un conflit personnel entre le patient et une autre personne. Se faire poursuivre, échouer, vivre une catastrophe ou un accident ainsi que l’angoisse, la maladie ou la mort, sont également parmi les thèmes récurrents.

A partir de ce charmant scénario élaboré par notre hippocampe, une autre zone de notre cerveau va s’activer : l’amygdale. Celle-ci abrite la mémoire de la peur. Comme elle croit revivre un souvenir dangereux, elle déclenche une réaction de peur.

Une nouvelle zone entre en action : le cortex préfrontal va analyser le cauchemar. Si il considère qu’il est supportable, notamment au vu des éléments rassurants ajoutés par l’hippocampe, il agit sur l’amygdale en inhibant la réaction de peur. Ce scénario de peur atténuée va remplacer le souvenir de peur vécue et être stocké dans le cortex préfrontal. Ici apparaît l’utilité du cauchemar. En quelque sorte, il permet d’exorciser nos peurs, de les assimiler en les modifiant et finalement de les rendre acceptable. Le cauchemar serait un moyen utilisé par le cerveau pour se débarrasser de nos peurs les plus perturbantes.

Le cauchemar comme mécanisme de défense. C’est en quelque sorte la conclusion qu’on peut en tirer. La plupart du temps, d’ailleurs, le cauchemar se termine plutôt bien. La chute dans le vide ne nous tue pas, notre agresseur est neutralisé…Bref, on s’en sort. Parfois, cependant, le cauchemar échoue dans sa tâche. Lorsque la sensation de peur est trop violente, le cortex préfrontal ne parvient pas à agir comme il le faudrait sur l’amygdale. Le résultat est alors inverse : le dormeur se réveille paniqué et la peur peut s’en trouver renforcée. Ainsi, un cauchemar qui nous réveille n’a pas rempli sa fonction : il n’est pas parvenu à neutraliser nos peurs. Pour quelles raisons le processus échoue parfois ? On ne le sait pas encore. Et si il arrive à tout le monde de se réveiller suite à un mauvais rêve, il arrive que cela prenne des proportions pathologiques. Suite à un grave traumatisme, par exemple. On entre alors dans un cercle vicieux où le patient n’ose parfois même plus aller dormir. Ce phénomène n’est pas aussi rare qu’on le croit : on estime que 4% des adultes souffriraient de ce trouble. La proportion est même plus importante chez les enfants et les adolescents. Si cela vous concerne, sachez que cela se soigne, parfois en quelques semaines, grâce à la technique de l’IRT (Thérapie par Répétition de l’Imagerie mentale). Cette méthode donne des taux de réussite de presque 80%. En gros, on fait accomplir au cerveau pendant la journée le travail que le « bon » cauchemar devrait faire pendant la nuit. Le patient raconte au thérapeute le cauchemar qui l’a réveillé durant la nuit. On va alors lui demander d’en changer un détail, puis un autre, puis encore un autre, afin de le rendre de moins en moins angoissant. Jour après jour, de nouvelles versions du cauchemar sont assimilées par le patient et vont remplacer nuit après nuit le cauchemar original, jusqu’à le faire totalement disparaître. Le patient est guéri.

Bonne fin de semaine

Did

Douleurs d’oreilles chez l’enfant

novembre 21st, 2014 par Did

Un enfant enrhumé se plaint souvent de maux d’oreilles. Il arrive en effet que les sécrétions infectées remontent du nez vers l’oreille via la trompe d’Eustache, un canal qui relie l’arrière du nez à l’arrière du tympan. Elles s’accumulent alors derrière le tympan et provoquent douleur et inflammation : c’est l’otite moyenne. En position couchée, la douleur peut être plus forte car le liquide appuie d’autant plus sur le tympan. L’origine de l’otite est le plus souvent virale. Le traitement se fait donc dans un premier temps à l’aide d’anti-douleurs et d’anti-inflammatoires. Sans amélioration, cela peut signifier que l’infection est bactérienne. Le recours aux antibiotiques devient alors nécessaire.

Il existe d’autres formes d’otites. Dans l’otite externe, la peau du canal qui va du pavillon de l’oreille jusqu’au tympan (le conduit auditif externe) s’enflamme. Contrairement à l’otite moyenne, la cause provient directement de l’extérieur. Par exemple, un passage à la piscine a pu provoquer une petite infection de cette partie externe de l’oreille. Généralement, l’otite se traite à l’aide de gouttes à appliquer localement pour calmer la douleur. Si aucune amélioration n’est constatée dans les 2 à 3 jours qui suivent, le recours au pédiatre peut être nécessaire. En cas de besoin, il pourra également prescrire des gouttes antibiotiques à usage local.

Enfin, une dernière sorte d’otite est l’otite séro-muqueuse. Elle n’est pas douloureuse et est causée par des sécrétions qui s’accumulent derrière le tympan ce qui l’empêche de vibrer normalement. Il peut s’ensuivre une légère perte de l’audition. La plupart du temps, les choses s’améliorent spontanément, mais parfois il peut être nécessaire de drainer le liquide accumulé à l’aide d’un petit tuyau.

Bonne fin de semaine

Did

Derniers délais pour changer de caisse

novembre 14th, 2014 par Did

Changer de caisse maladie, donc. Pas de voiture. Si vous souhaitez changer d’assureur pour l’assurance maladie de base en 2015, c’est le dernier moment pour le faire. Votre courrier recommandé doit parvenir à votre caisse le 30 novembre prochain au plus tard.

Rendez-vous sur le comparateur en ligne comparis (http://fr.comparis.ch/krankenkassen/default.aspx) afin de comparer les prix pratiqués par les différentes caisses en fonction des prestations que vous souhaitez. Vous verrez d’ailleurs qu’un même profil de couverture peut donner lieu à d’importantes différences de prix – parfois du simple au double – d’une caisse à l’autre. Il vaut peut-être la peine de s’y intéresser.

Bonne fin de semaine

Did