A la découverte du pourpier

juillet 19th, 2016 par Did

Pas forcément la plus connue des plantes de nos jardins, le pourpier n’en possède pas moins quelques vertus nutritionnelles remarquables. Cette petite plante appartient à la famille des Portulacacées et est très appréciée pour son agréable goût légèrement acidulé. Pourquoi vous parler du pourpier aujourd’hui ? Parce qu’entre autres qualités, cette plante est une composante du régime crétois dont on connait les bienfaits sur la santé, notamment face au risque de maladies cardiovasculaires. Le pourpier, dont la feuille se déguste en salade, contient aussi de grandes quantités de vitamine C, des minéraux comme le fer, le magnésium ou le potassium, et des antioxydants comme par exemple le carotène ou la vitamine E qui ralentissent le vieillissement cellulaire. Cependant, la véritable particularité du pourpier est ailleurs. C’est en effet une des rares verdures comestibles à contenir des Omega-3 dans ses feuilles. Leur texture graisseuse ne trompe d’ailleurs pas. Les Omega-3 nous sont généralement fournis par certaines huiles (lin, colza) et par les poissons gras tels que le saumon ou le thon. Ils participent à un certain nombre de processus chimiques de première importance. Un apport régulier d’Omega-3 est donc indispensable et le pourpier constitue une excellente alternative aux aliments décrits plus haut. 100g de salade de pourpier fournit un quart de la quantité quotidienne nécessaire en Omega-3.

On l’a dit, les feuilles se consomment plutôt crues, en salade. Il est cependant possible de les cuire, à la manière des épinards, pour les déguster ensuite en potage. Dans ce cas, il faut garder en tête qu’un légume cuit perd une partie de ses qualités nutritionnelles. A essayer…

Bonne semaine

Did

Des médicaments portant le même nom ne sont pas toujours identiques

juillet 9th, 2016 par Did

Prudence si vous voyagez à l’étranger et que vous souhaitez vous procurer un traitement ou un médicament dont vous avez l’habitude. Même si il porte le même nom, sa composition peut varier d’un pays à l’autre. Ainsi, l’exemple du Septivon, un désinfectant liquide. Vendu une vingtaine de francs dans les officines suisses, il ne coûte que 3 euros si vous allez l’acheter sur France. C’est tentant, bien sûr. Sauf que le Septivon vendu en France ne contient pas la même substance active que celui vendu en Suisse. Le premier contient de la chlorhexidine, tandis que le second contient du triclocarban. Tous deux sont des désinfectants efficaces et possèdent, dans le cas du Septivon, la même indication thérapeutique, mais le triclocarban est plus cher. Certes, cela ne justifie probablement pas une telle différence de coût pour le consommateur. Néanmoins, si pour une raison ou une autre vous devez acheter un médicament étranger en lieu et place de son homologue suisse, vérifiez bien que les deux compositions sont rigoureusement identiques. Car qui dit substance différente, dit également effets secondaires différents.

Bonne fin de semaine

Did

Prudence au soleil

juillet 1st, 2016 par Did

Avec le retour de l’été, les rayons du soleil vont se mettre à taper plus fort. C’est l’occasion de rappeler quelques règles de prudence essentielles. Car le mélanome – ou cancer de la peau – est une des formes de cancer les plus fréquentes. Bien que les chances de guérison soient élevées (90% de rémission), des mesures simples peuvent permettre d’éviter la maladie, ou tout au moins, de la détecter à un stade précoce, ce qui améliore grandement les chances de guérir.

On se rappellera donc qu’une exposition prolongée au soleil est néfaste pour la peau, notamment pendant les heures les plus chaudes de la journée (12h-16h). De telles expositions répétées fragilisent l’épiderme et accélèrent son vieillissement. On se rappellera aussi que l’usage de crèmes solaires est indispensable, notamment chez les enfants dont la peau est plus sensible que celle de l’adulte. Cependant, la crème solaire ne dispense pas de respecter les pratiques de prudence dont on parle ici. Les enfants devraient d’ailleurs porter chapeau et tee-shirt au moins durant les heures où le soleil est le plus haut. A la piscine ou à la plage, l’ombre reste notre meilleure amie.

Si elles sont bien appliquées, ces mesures devraient diminuer les chances, ou plutôt les malchances, de développer un mélanome au cours de sa vie. Ensuite, pour en détecter l’éventuelle apparition, il existe une méthode d’auto-contrôle simple à mettre en œuvre. On devrait l’effectuer au moins une fois par année. Il s’agit de consacrer une quinzaine de minutes à rechercher partout – on a bien dit partout – sur le corps la présence éventuelle d’un grain de beauté anormal. La méthode ABCDE permet de se souvenir des éléments qui devraient nous alerter :

A = Asymétrie : la forme est irrégulière
B = Bords irréguliers : les bords ne sont pas lisses
C = Couleur : alors qu’un grain de beauté sain est de couleur uniforme, un mélanome est souvent de plusieurs couleurs.
D = Diamètre : le diamètre est supérieur à 5 ou 6 millimètres
E = Evolution : la tache grossit ou se modifie avec le temps.

Si une ou plusieurs de ces caractéristiques sont présentes, il serait bon de visiter un médecin afin qu’il pose un diagnostique. Comme on l’a dit, si le problème est pris assez tôt, il a de très grandes chances d’être rapidement résolu. A ce titre, le point E, l’Evolution, est très important. C’est pourquoi pratiquer l’auto-contrôle à intervalles réguliers permettra au fil du temps de détecter facilement toute nouvelle apparition suspecte ou tout changement anormal. En cas de doute, une consultation chez le dermatologue est préférable.

Bonne fin de semaine

Did

Certaines caries peuvent guérir toutes seules

juin 25th, 2016 par Did

Lorsque la carie en est à son début, elle est capable 1 fois sur 2 de guérir toute seule. Ce système d’autoréparation est en train de trouver écho auprès de chercheurs de plus en plus nombreux. Car jusqu’à maintenant, au moindre début de carie, les dentistes avaient tendance à sortir la grosse artillerie : fraisage et plombage. Or, tant que l’atteinte de la dent n’est pas trop sévère, autrement dit tant que ce n’est que la partie extérieure (émail) qui est touchée, des phases naturelles de réparation alternent avec des phases de destruction, et cela pendant une durée moyenne de 4 ans. Au terme de cette période – qui peut varier d’un individu à l’autre – soit la carie a progressé et le recours au dentiste est nécessaire, soit les processus de réparation ont pris le dessus et la carie disparaît. La proportion de une sur deux n’est pas donnée au hasard : il s’agit du fruit de recherches menées sur des centaines de patients.

Intéressant n’est-ce pas ? D’autant que cette autoréparation peut être aidée par des moyens simples : modification des habitudes alimentaires et hygiène buccale appropriée. Il reste cependant nécessaire de consulter son dentiste régulièrement, car la carie doit être dépistée lorsqu’elle est récente. Une visite une fois par année reste donc recommandée. Quelles mesures prendre ? Evidemment, cela va dépendre des patients. Parfois, il faudra réduire la consommation de sucre. Améliorer son brossage ou éviter de grignoter. D’autre fois, l’application de gel fluoré sur les dents suffira. A ce titre, le fluor est un excellent protecteur contre la carie, mais il doit être bien utilisé car un surdosage à long terme peut s’avérer dommageable. C’est ainsi que sur les 6 stades d’évolution de la carie, seuls les deux derniers, caractérisés par une atteinte de la structure interne de la dent (dentine), nécessiteraient un usage de la fraise. Pour les 4 autres stades, la méthode préventive devrait d’abord être appliquée. Ensuite, si la carie n’évolue pas dans le bon sens, il sera toujours temps de fraiser et plomber.

Cette nouvelle dynamique consistant à favoriser l’autoréparation est en plein essor dans la dentisterie mondiale. Ainsi, la prochaine fois que votre dentiste vous détecte une carie et que vous le voyez sortir sa perceuse…pardon, sa fraise, n’oubliez pas de lui en glisser un mot.

Bonne fin de semaine

Did

Une médecine du futur : les implants biologiques autonomes

juin 17th, 2016 par Did

Transformer cellules et bactéries en robots autonomes capables de détecter tout dérèglement de notre organisme et d’y remédier instantanément ? De la science fiction ? Plus vraiment si l’on en croit les dernières avancées en biotechnologies. En transformant génétiquement des cellules et des bactéries, il devient possible de les rendre capables de détecter les signes de telle ou telle maladie. Par exemple, elle peuvent reconnaître la présence de cellules cancéreuses ou de modifications physiologiques typiques d’une pathologie. Mais ce n’est pas tout. Ces cellules pourraient ensuite synthétiser des molécules thérapeutiques capables de traiter la maladie. Sous forme d’implants placés sous la peau ou directement dans certains organes du patient, il serait même possible d’agir préventivement sur les maladies. Les avantages ? Des délais très raccourcis entre le diagnostique et le début de la thérapie, une meilleure adhésion du patient qui n’aurait plus besoin de penser à son traitement tous les jours et enfin, la possibilité de produire le médicament nécessaire directement « dans » le malade. Conséquence notable : des coûts de production drastiquement revus à la baisse.

Un concept novateur à suivre ces prochaines années

Bonne fin de semaine

Did