On a reproduit de la peau en laboratoire

octobre 15th, 2014 par Did

La peau est un organe complexe. Composée de plusieurs couches, elle nous protège en permanence des agressions extérieures (rayons UV, microbes…). Elle nous permet aussi de réguler notre température corporelle en facilitant l’évacuation de la chaleur lorsqu’on a chaud (transpiration) ou en diminuant sa perfusion sanguine lorsqu’on a froid. Les vaisseaux sanguins se contractent ce qui limite les pertes de chaleur. Enfin, de nombreux récepteurs disséminés un peu partout nous permettent d’être sensibles à toutes les formes de toucher (pression, douleur…). Autant dire que reproduire un tel organe en laboratoire n’est pas une affaire facile. D’ailleurs, jusqu’à présent, on n’y était pas parvenu. Ce n’est pas faute d’avoir essayé pourtant. Dans les années 70 déjà, des tentatives ont eu lieu, mais sans succès. Toutes ont abouti au rejet de la greffe par le système immunitaire des malades. Ce même problème se pose lorsqu’on veut greffer la peau d’un donneur sur le malade. Les traitements et la surveillance afin de prévenir un rejet sont lourds et longs. Aujourd’hui, les personnes subissant une greffe – le plus souvent des brûlés – sont traitées avec leur propre peau prélevée en un endroit sain de leur corps. Cependant, les surfaces de prélèvement ne sont parfois pas suffisantes, même si certaines techniques permettent d’agrandir le morceau de peau prélevé jusqu’à 6 fois sa taille initiale. De plus, chez les enfants, il est nécessaire de pratiquer régulièrement de nouvelles greffes, car les cicatrices de la peau greffée ne grandissent pas avec l’enfant qui lui, est en pleine croissance. On comprend donc que parvenir à créer une peau artificielle fonctionnelle représenterait pour ces gens une avancée prodigieuse.

C’est à l’hôpital pédiatrique de Zürich, après 15 années de recherche, que ce progrès majeur a eu lieu. Pour la première fois, on a réussi à obtenir en culture une peau fonctionnelle très proche de la peau humaine naturelle. Jusqu’à présent, les difficultés résidaient dans le fait qu’on n’arrivait pas à assurer un système vasculaire efficace. Or, cette fois-ci, la peau obtenue contient tout les systèmes nécessaires, notamment des vaisseaux sanguins et lymphatiques. Dans le cadre d’essais cliniques de phase 1 (voyez à ce sujet le billet d’août 2014 sur les phases précédant la mise sur le marché des médicaments), cette peau artificielle a été greffée à des patients. Souhaitons que les résultats soient à la hauteur des espérances.

Bonne semaine

Did

Lingettes pour bébés : attention à leur composition

octobre 6th, 2014 par Did

Les lingettes humides pour bébé que l’on trouve dans le commerce répondent toutes aux normes légales en vigueur en Suisse. C’est ce que nous apprend le magasine « Bon à savoir » dans son numéro de septembre 2014. Cependant, la plupart contiennent tout de même des substances chimiques qui ne sont pas toujours anodines. La présence de parfums, par exemple, peut conduire à des réactions allergiques . Certains conservateurs comme le phénoxyéthanol sont présents dans la majorité des lingettes. Ses effets secondaires ne sont pas encore clairement définis et il vaut donc mieux se montrer prudent. D’autres conservateurs peuvent provoquer des réactions cutanées comme de l’eczéma. Au rayon des bonnes nouvelles, aucune des lingettes testées ne contenait de conservateurs de type parabens, accusés de perturber le système endocrinien.

« Dans le doute, abstiens-toi », dit un adage bien connu. On peut l’appliquer ici, ou tout au moins, limiter l’utilisation de ces lingettes humides au strict minimum. Si il fallait tout de même recommander un produite parmi la dizaine testée, ce sont les lingettes « Milette » qui semblent être les meilleures puisque ce sont les seules où l’on n’a retrouvé aucun des produits recherchés tels que justement des parfums, conservateurs ou autres.

Pour plus de détails, voici le lien vers l’article complêt : http://www.bonasavoir.ch/test.php?id=919945&page=1

D’une manière générale, on ne peut que conseiller d’utiliser les bonnes vieilles méthodes pour nettoyer les fesses de bébé : des lingettes sèches humectées d’un peu d’eau tiède. Éventuellement, l’utilisation de savon de Marseille ou d’Alep sous forme solide est possible. On prendra simplement soin de diluer le savon dans l’eau avant l’utilisation, afin de ne pas l’appliquer directement sur la peau.

Bonne semaine

Did

L’artichaut

septembre 26th, 2014 par Did

Comme d’autres fruits et légumes, l’artichaut possède de fortes propriétés anti-oxydantes. Cela est dû au fait qu’il est riche en polyphénols. Ces molécules sont connues pour neutraliser les radicaux libres, ces sortes de « déchets » oxygénés produits par notre métabolisme et qui attaquent nos cellules. Ainsi, les polyphénols ralentissent en quelque sorte notre vieillissement et ont un effet protecteur sur les maladies. L’artichaut est une des plantes les plus riches en polyphénols. Il devance même les raisins, pourtant réputés pour en contenir de grandes quantités. D’autres fruits et légumes en sont richement pourvus (persil, chou de Bruxelles, fraises), mais n’en contiennent cependant pas autant que lui. En plus d’agir efficacement contre les radicaux libres, l’artichaut est un excellent cholérétique et cholagogue c’est-à-dire qu’il renforce l’activité du foie et de la vésicule biliaire. C’est enfin un bon détoxifiant.

Difficile de trouver des artichauts tout au long de l’année si vous privilégiez les fruits et légumes de saison. Heureusement, il existe des préparations à base d’extraits de plantes fraîches standardisés (EPS) que l’on peut obtenir en pharmacie. Ainsi, en prenant une cuillère à café de cette préparation d’artichaut une fois par jour, vous pourrez bénéficier de tous les effets décrits ci-dessus. Et cela, tout au long de l’année. Des mélanges peuvent également être réalisés au besoin.

Bonne fin de semaine

Did

Sacrées verrues

septembre 19th, 2014 par Did

La verrue est une excroissance de la peau de petite taille provoquée par une infection au Papillomavirus. Elle peut survenir sur tout le corps, mais le plus souvent, ce sera sur les mains ou sous les pieds. L’apparition d’un verrue peut être favorisée par un environnement humide (piscines…)Elle peut être de plusieurs sortes, plane, plantaire ou vulgaire et est parfois douloureuse selon l’endroit où elle est placée. Il se peut que les verrues apparaissent puis disparaissent toutes seules au bout de quelques temps. Cependant, ce n’est pas toujours le cas et parfois, le recours aux remèdes est nécessaire. Autant l’avouer, il existe de nombreuses manières de traiter une verrue, parfois avec plus ou moins de bonheur. Cela va des remèdes de grand-mères à l’extraction chirurgicale. Et ce qui a fonctionné pour l’un ne sera peut-être pas aussi efficace chez l’autre. Petit tour d’horizon :

En pharmacie, on vous proposera souvent de traiter la verrue avec un liquide kératolytique. Ce liquide est appliqué sur la verrue 2 à 3 fois par jour pendant quelques jours. Comme il attaque la peau, il faut appliquer autour de la verrue une crème grasse comme de la vaseline permettant de protéger la peau saine. On peut ensuite tremper la verrue dans l’eau chaude (bain de pieds si c’est une verrue plantaire) afin de ramollir la peau, puis on gratte la verrue avec une lime jetable ou une pierre ponce. Une verrue étant très contagieuse, faire bouillir la pierre entre chaque utilisation peut être judicieux. Tout au moins, il faudrait éviter que d’autres personnes l’utilisent. Si la verrue ne disparaît pas au premier essai, ce qui est probable, il faudra répéter les opération décrites ci-dessus. Plusieurs semaines sont parfois nécessaires.

On pourra vous proposer aussi la cryogénisation à l’azote, ou thérapie par le froid. On applique un froid intense sur la verrue pendant quelques secondes à l’aide d’un dispositif semblable à un spray disponible en pharmacie. La verrue ainsi gelée peut être retirée. Ce traitement peut être parfois douloureux mais peut fonctionner assez bien. Là encore, plusieurs tentatives sont parfois nécessaire.

Dans la catégorie des remèdes anciens, le latex frais de chélidoine est réputé pour ses propriétés antivirales. Appliqué quotidiennement sur la verrue, il peut accélérer sa disparition.

Des mélanges d’huiles essentielles peuvent de la même façon être utilisés. Par exemple, un mélange à 50% de Satureja montana carvacol et 50% de Cinnamomum verum appliqué plusieurs fois par jour jusqu’à disparition. Un tel mélange est contre-indiqué avant l’âge de 5 ans et comme pour les kératolytiques, la peau saine environnante doit être protégée.

Autre voie possible, l’homéopathie : teinture-mère de thuya à appliquer 1 fois par jour. Egalement, en granules, Nitricum acidum 7CH et Thuya occidentalis 7CH ont des propriétés contre les verrues.

Dans la catégorie des trucs et astuces, le sparadrap, dont on avait déjà parlé ici-même il y a longtemps, fonctionne parfois très bien : en appliquant un morceau de tape (sans coussinet de gaze) bien collé sur la verrue et en le renouvelant chaque jour, il semble qu’elle finisse par disparaître.

Pour conclure, on prête aux faiseurs de secret des compétences de guérison à distance. Brûlures, verrues…Croyances, superstitions ? Peut-être, mais les résultats sont parfois étonnants. Vous pouvez vous référer pour cela au billet que l’on avait écrit en janvier 2012 sur « Le don de guérir ».

Enfin, si malgré toutes vos tentatives la verrue se montre récalcitrante, seul un dermatologue pourra encore vous aider. Lui aussi peut pratiquer la cryogénisation. En dernier recours, le retrait chirurgical sera peut-être nécessaire.

Bonne fin de semaine

Did

Polyarthrite rhumatoïde : un dépistage précoce est possible

septembre 12th, 2014 par Did

La polyarthrite est une maladie inflammatoire auto-immune, c’est-à-dire qu’elle est causée par une réaction anormale du système immunitaire du patient contre son propre corps. Les tissus sont attaqués, principalement au niveau des articulations des mains et des pieds. Cette maladie particulièrement douloureuse et invalidante touche près de 1% de la population en Suisse, principalement des femmes. La plupart du temps, elle apparaît entre 40 et 50 ans et est considérée comme incurable une fois que les premiers symptômes sont apparus. Cependant, il y a une dizaine d’années, des chercheurs suédois et hollandais ont découvert que les anticorps responsables du déclenchement de la maladie étaient déjà présents dans le sang des patients en moyenne 5 ans avant le développement de la maladie. Il est donc possible de savoir plusieurs années à l’avance si l’on est à risque de développer la maladie, cela avec une simple prise de sang. Et on sait que plus le diagnostique se fait tôt, plus l’apparition de la maladie est retardée. Dans 20% des cas, elle n’apparaîtra carrément pas. Des traitements préventifs sont donc en cours d’étude. D’autre part, plusieurs hôpitaux universitaires et cantonaux suisses recrutent des volontaires pour participer aux études de dépistage précoce. Pas besoin pour cela d’être malade. Il suffit qu’un de vos proches souffre de cette maladie et que vous soyez âgé de 18 à 75 ans pour vous porter volontaire, car malheureusement, des facteurs génétiques sont impliqués dans le développement de la polyarthrite. On vous posera quelques questions, on procédera à une prise de sang et un examen médical. Rien d’autre. Si la chose vous intéresse, d’autres informations sont disponibles ici :

http://www.arthritis-checkup.ch/index_fr.html

Des informations complémentaires peuvent être obtenues par mail : arthritis-checkup@hcuge.ch

Ainsi qu’aux numéros de téléphone suivants : 0223723681 et 0223723697

Bonne fin de semaine

Did