Faire des cauchemars, c’est bien…jusqu’à un certain point.

novembre 28th, 2014 par Did

Les neurobiologistes y travaillent depuis longtemps. Aujourd’hui, leurs travaux sur les cauchemars montrent de surprenantes conclusions et permettent de commencer à répondre aux deux questions suivantes : à quoi servent les cauchemars et comment se forment-ils dans le cerveau ? En réunissant des milliers de données issues de patients particulièrement sujets aux cauchemars, les scientifiques ont ainsi pu établir le premier modèle neuropsychologique du cauchemar. En d’autres termes, on a pu reconstituer par quels mécanismes un mauvais rêve se forme dans le cerveau.

L’hippocampe est un des sièges très importants de la mémoire dans le cerveau. Durant notre sommeil, elle construit un scénario désagréable à partir de souvenirs et de peurs vécus. L’hippocampe y ajoute cependant des éléments loufoques dont le rôle rassurant doit permettre d’atténuer la sensation de peur que le cauchemar induit. Les thèmes cauchemardesques sont souvent les mêmes d’une personne à l’autre. Ainsi, dans quasiment un cas sur deux, il s’agit d’une agression physique. Dans 20% des cas, le cauchemar concerne un conflit personnel entre le patient et une autre personne. Se faire poursuivre, échouer, vivre une catastrophe ou un accident ainsi que l’angoisse, la maladie ou la mort, sont également parmi les thèmes récurrents.

A partir de ce charmant scénario élaboré par notre hippocampe, une autre zone de notre cerveau va s’activer : l’amygdale. Celle-ci abrite la mémoire de la peur. Comme elle croit revivre un souvenir dangereux, elle déclenche une réaction de peur.

Une nouvelle zone entre en action : le cortex préfrontal va analyser le cauchemar. Si il considère qu’il est supportable, notamment au vu des éléments rassurants ajoutés par l’hippocampe, il agit sur l’amygdale en inhibant la réaction de peur. Ce scénario de peur atténuée va remplacer le souvenir de peur vécue et être stocké dans le cortex préfrontal. Ici apparaît l’utilité du cauchemar. En quelque sorte, il permet d’exorciser nos peurs, de les assimiler en les modifiant et finalement de les rendre acceptable. Le cauchemar serait un moyen utilisé par le cerveau pour se débarrasser de nos peurs les plus perturbantes.

Le cauchemar comme mécanisme de défense. C’est en quelque sorte la conclusion qu’on peut en tirer. La plupart du temps, d’ailleurs, le cauchemar se termine plutôt bien. La chute dans le vide ne nous tue pas, notre agresseur est neutralisé…Bref, on s’en sort. Parfois, cependant, le cauchemar échoue dans sa tâche. Lorsque la sensation de peur est trop violente, le cortex préfrontal ne parvient pas à agir comme il le faudrait sur l’amygdale. Le résultat est alors inverse : le dormeur se réveille paniqué et la peur peut s’en trouver renforcée. Ainsi, un cauchemar qui nous réveille n’a pas rempli sa fonction : il n’est pas parvenu à neutraliser nos peurs. Pour quelles raisons le processus échoue parfois ? On ne le sait pas encore. Et si il arrive à tout le monde de se réveiller suite à un mauvais rêve, il arrive que cela prenne des proportions pathologiques. Suite à un grave traumatisme, par exemple. On entre alors dans un cercle vicieux où le patient n’ose parfois même plus aller dormir. Ce phénomène n’est pas aussi rare qu’on le croit : on estime que 4% des adultes souffriraient de ce trouble. La proportion est même plus importante chez les enfants et les adolescents. Si cela vous concerne, sachez que cela se soigne, parfois en quelques semaines, grâce à la technique de l’IRT (Thérapie par Répétition de l’Imagerie mentale). Cette méthode donne des taux de réussite de presque 80%. En gros, on fait accomplir au cerveau pendant la journée le travail que le « bon » cauchemar devrait faire pendant la nuit. Le patient raconte au thérapeute le cauchemar qui l’a réveillé durant la nuit. On va alors lui demander d’en changer un détail, puis un autre, puis encore un autre, afin de le rendre de moins en moins angoissant. Jour après jour, de nouvelles versions du cauchemar sont assimilées par le patient et vont remplacer nuit après nuit le cauchemar original, jusqu’à le faire totalement disparaître. Le patient est guéri.

Bonne fin de semaine

Did

Douleurs d’oreilles chez l’enfant

novembre 21st, 2014 par Did

Un enfant enrhumé se plaint souvent de maux d’oreilles. Il arrive en effet que les sécrétions infectées remontent du nez vers l’oreille via la trompe d’Eustache, un canal qui relie l’arrière du nez à l’arrière du tympan. Elles s’accumulent alors derrière le tympan et provoquent douleur et inflammation : c’est l’otite moyenne. En position couchée, la douleur peut être plus forte car le liquide appuie d’autant plus sur le tympan. L’origine de l’otite est le plus souvent virale. Le traitement se fait donc dans un premier temps à l’aide d’anti-douleurs et d’anti-inflammatoires. Sans amélioration, cela peut signifier que l’infection est bactérienne. Le recours aux antibiotiques devient alors nécessaire.

Il existe d’autres formes d’otites. Dans l’otite externe, la peau du canal qui va du pavillon de l’oreille jusqu’au tympan (le conduit auditif externe) s’enflamme. Contrairement à l’otite moyenne, la cause provient directement de l’extérieur. Par exemple, un passage à la piscine a pu provoquer une petite infection de cette partie externe de l’oreille. Généralement, l’otite se traite à l’aide de gouttes à appliquer localement pour calmer la douleur. Si aucune amélioration n’est constatée dans les 2 à 3 jours qui suivent, le recours au pédiatre peut être nécessaire. En cas de besoin, il pourra également prescrire des gouttes antibiotiques à usage local.

Enfin, une dernière sorte d’otite est l’otite séro-muqueuse. Elle n’est pas douloureuse et est causée par des sécrétions qui s’accumulent derrière le tympan ce qui l’empêche de vibrer normalement. Il peut s’ensuivre une légère perte de l’audition. La plupart du temps, les choses s’améliorent spontanément, mais parfois il peut être nécessaire de drainer le liquide accumulé à l’aide d’un petit tuyau.

Bonne fin de semaine

Did

Derniers délais pour changer de caisse

novembre 14th, 2014 par Did

Changer de caisse maladie, donc. Pas de voiture. Si vous souhaitez changer d’assureur pour l’assurance maladie de base en 2015, c’est le dernier moment pour le faire. Votre courrier recommandé doit parvenir à votre caisse le 30 novembre prochain au plus tard.

Rendez-vous sur le comparateur en ligne comparis (http://fr.comparis.ch/krankenkassen/default.aspx) afin de comparer les prix pratiqués par les différentes caisses en fonction des prestations que vous souhaitez. Vous verrez d’ailleurs qu’un même profil de couverture peut donner lieu à d’importantes différences de prix – parfois du simple au double – d’une caisse à l’autre. Il vaut peut-être la peine de s’y intéresser.

Bonne fin de semaine

Did

Les benzodiazépines ne sont pas un remède miracle

novembre 7th, 2014 par Did

Les benzodiazépines sont parmi les groupes de médicaments les plus consommés en Suisse. Elle possèdent différentes propriétés, mais sont pour la grande majorité utilisées comme anxiolytiques et sédatives. Autrement dit, elles aident à diminuer l’anxiété et favorisent l’endormissement. Cependant, comme toute médaille a son revers, ces molécules présentent un certain nombre d’effets secondaires. Le principal étant qu’une dépendance peut s’installer en cas d’utilisation prolongée. C’est pourquoi, idéalement, il ne faudrait pas en prendre pendant plus de deux semaines consécutives. D’autre part, un effet de tolérance s’installe également : le patient doit alors augmenter les doses pour obtenir un effet équivalent. Un cercle vicieux se met alors en place et c’est pourquoi il n’est pas rare que des patients prennent des benzodiazépines depuis des années, voire des décennies. Il n’est pas rare non plus que plusieurs benzodiazépines différentes soient prises en même temps pendant de longues périodes, ce qui, là encore, n’est pas spécialement recommandé. Car on l’a dit, le rôle de l’anxiolytique ou du sédatif devrait s’apparenter à celui d’une béquille. Il devrait aider à passer un cap, puis devrait être progressivement abandonné. Progressivement, car couper brutalement un traitement aux benzodiazépines peut provoquer des effets secondaires. L’arrêt doit se faire en douceur. Cela est d’autant plus vrai si vous en prenez depuis longtemps et que vous souhaitez arrêter. Or, dans la pratique, on voit exactement le contraire : le médicament est non seulement pris trop longtemps, mais les doses ont tendance à être augmentées au fil des années pour les raisons décrites plus haut. Si vous vous reconnaissez dans ce profil, il n’est pas question ici de vous culpabiliser. Etre angoissé ou avoir des troubles du sommeil de manière handicapante nécessite consultation médicale et traitement. Cependant, de tels troubles ne peuvent malheureusement se soigner exclusivement de cette manière. De même qu’une béquille ne guérit pas en elle-même le membre blessé. Pour retrouver la sérénité, il faudrait plus probablement s’attacher à la cause du problème. Pourquoi ces crises d’angoisse ? Pourquoi cette anxiété ? Pourquoi ces problèmes de sommeil ? Est-ce venu suite à un événement particulier ? La cause est-elle connue ou inconnue ? Dans cette optique, de nombreuses voies sont possibles : psychothérapie, thérapie comportementale, kinésiologie…Une démarche personnelle sera probablement nécessaire pour résoudre certains problèmes de manière durable.

Bonne fin de semaine

Did

Quelle joie, j’oie. Et vous, comment oyez-vous ?

octobre 31st, 2014 par Did

Le conduit auditif est la partie de l’oreille qui permet la transmission des sons jusqu’au tympan. Il est recouvert d’une fine couche de peau qui produit une sorte de cire grasse que l’on appelle le cérumen. La quantité de cérumen produite varie d’une personne à l’autre. Lorsqu’elle est trop importante et que le cérumen ne parvient pas à s’éliminer, il peut s’accumuler et former finalement un bouchon, bloquant ainsi le conduit auditif. Il se peut alors que l’on entende moins bien. Afin de libérer l’oreille de ses déchets encombrants, on peut tout d’abord utiliser des gouttes ou sprays auriculaires dont la fonction sera de dissoudre le bouchon de cérumen. Il faudra au préalable être sûr qu’il n’existe pas de lésion plus grave comme une infection (otite) ou une perforation du tympan. Dans ce cas, ces produits sont contre-indiqués. On évitera également l’utilisation des bâtonnets de ouate, car une mauvaise utilisation peut faire plus de mal que de bien en repoussant le cérumen vers l’intérieur de l’oreille. Dans des cas extrêmes, des perforations du tympan ont même eu lieu.

L’utilisation des bougies Hopi est possible, mais est assez controversée, notamment par certains médecins ORL. Ces bougies sont sensées aspirer le cérumen. On applique une bougie verticalement à l’oreille du patient qui est couché sur le coté, et on allume le bout. La combustion est supposée provoquer une aspiration du cérumen et libérer ainsi l’oreille. Cependant, certains spécialistes dénoncent une efficacité douteuse et certains effets secondaires tels que de l’eczéma au lieu d’application, brûlures, voire carrément un effet inverse à celui désiré, la cire de la bougie s’accumulant dans le conduit auditif. Si vous avez une expérience avec l’utilisation de ces bougies, n’hésitez pas à nous en faire part.

Enfin, si l’utilisation de gouttes ou sprays ne produit pas les effets escomptés, il faudra probablement recourir à l’aide d’un médecin. Il dispose des outils appropriés pour extraire de l’oreille le bouchon gênant. Mieux vaut en effet éviter de le faire soi-même, au risque de se blesser.

Bonne fin de semaine

Did