Une médecine du futur : les implants biologiques autonomes

juin 17th, 2016 par Did

Transformer cellules et bactéries en robots autonomes capables de détecter tout dérèglement de notre organisme et d’y remédier instantanément ? De la science fiction ? Plus vraiment si l’on en croit les dernières avancées en biotechnologies. En transformant génétiquement des cellules et des bactéries, il devient possible de les rendre capables de détecter les signes de telle ou telle maladie. Par exemple, elle peuvent reconnaître la présence de cellules cancéreuses ou de modifications physiologiques typiques d’une pathologie. Mais ce n’est pas tout. Ces cellules pourraient ensuite synthétiser des molécules thérapeutiques capables de traiter la maladie. Sous forme d’implants placés sous la peau ou directement dans certains organes du patient, il serait même possible d’agir préventivement sur les maladies. Les avantages ? Des délais très raccourcis entre le diagnostique et le début de la thérapie, une meilleure adhésion du patient qui n’aurait plus besoin de penser à son traitement tous les jours et enfin, la possibilité de produire le médicament nécessaire directement « dans » le malade. Conséquence notable : des coûts de production drastiquement revus à la baisse.

Un concept novateur à suivre ces prochaines années

Bonne fin de semaine

Did

Décoloration de la peau (partie 2) : le Pityriasis versicolor

juin 10th, 2016 par Did

Les symptômes du Pityriasis versicolor peuvent être confondus, au moins au début, avec le vitiligo dont on a discuté la semaine dernière. Cependant, le Pityriasis reste une affection bénigne qui peut être soignée bien plus facilement que le vitiligo. Il est causé par la présence excessive d’un champignon à la surface de la peau. Il s’agit autrement dit d’une mycose causée par une levure et dont les conséquences peuvent être une dépigmentation locale de l’épiderme. Le Pityriasis peut toucher tout le monde mais se développe préférentiellement dans les zones chaudes et humides, comme toutes les mycoses. Sa période de prédilection est donc l’été. Il se manifeste principalement sur le thorax ou le haut du dos, mais peut au final se développer sur n’importe quelle partie du corps. Les taches peuvent prendre différentes couleurs (d’où le terme de « versicolor ») allant du rose au beige, en passant par le blanc. Sur une peau bronzée, les taches blanches se distinguent plus nettement.

En pharmacie, nous pourrons vous proposer l’application d’une crème antimycotique à mettre 2 fois par jour jusqu’à disparition des symptômes. Cependant, il faut garder en tête que seul un dermatologue sera capable d’établir un diagnostique fiable de l’origine de la dépigmentation dont vous souffrez. Il est tout à fait possible de traiter la zone pendant quelques jours et de voir si un résultat est obtenu. Le piège étant que la dépigmentation va persister même si l’infection est enrayée. Seule une nouvelle exposition au soleil pourra redonner une couleur uniforme à l’épiderme. Quoi qu’il en soit, sans amélioration ou si la dépigmentation s’étend, on préférera vous orienter vers la consultation d’un spécialiste.

Bonne fin de semaine

Did

Décoloration de la peau (partie 1) : le vitiligo

juin 3rd, 2016 par Did

Des taches blanches qui apparaissent sur la peau sans raison apparente ? Vous souffrez peut-être de vitiligo. Les mélanocytes, cellules responsables de la coloration de la peau, sont détruits. Conséquence, la peau perd sa pigmentation. L’intensité des symptôme et la localisation des taches sont très variables d’une personne à l’autre. La maladie n’étant ni douloureuse ni contagieuse, elle n’en est pas moins parfois difficile à gérer d’un point de vue psychologique, surtout quand elle touche des parties du corps visibles par tous comme le visage ou les mains. Le vitiligo n’est pas si rare : une personne sur cent en est atteinte. Il apparaît généralement à l’âge de l’adolescence ou chez l’adulte avant 30 ans. On ne sait pas encore très bien ce qui cause son apparition. Certains gênes sont apparemment impliqués, ce qui explique que les membres d’une même famille soient plus enclins à développer la maladie. Le système immunitaire y joue également un rôle très important. On aurait donc affaire à une maladie auto-immune, notre propre immunité se retournant contre nous.

Pour l’heure, on ne sait pas vraiment comment se prémunir contre l’apparition d’un vitiligo. Si le stress ou un grand choc émotionnel peuvent être des facteurs aggravants, ils ne sont sans doute pas à l’origine du problème. Tout au plus peut-on recommander aux personnes atteintes de bien se protéger du soleil : la peau étant dépigmentée, les risques d’attraper des coups de soleil et leurs conséquences à long terme (cancer de la peau) sont plus importants.

Au niveau des traitements, la PUVAthérapie (utilisation de psoralène en association avec des rayons UVA) ou des traitements locaux agissant sur le système immunitaire permettent souvent d’obtenir une repigmentation de la peau. Les corticostéroïdes sont utilisés, mais aussi des molécules plus spécifiques (tacrolimus). Les traitements par des rayons ultraviolets de type B sont souvent un premier choix dans les formes de vilitigo les plus courantes. Ils présentent moins d’effets secondaires que la PUVAthérapie. Dans des cas extrêmes où le vitiligo recouvre la plus grande partie du corps, une démarche inverse peut être tentée : on dépigmente le reste de la peau encore intacte afin d’obtenir une couleur uniforme partout. Ces traitements ne sont pas sans effets secondaires (démangeaisons, sécheresse de la peau, brûlures…). Enfin, si les symptômes ne sont pas trop étendus, il est tout simplement possible de masquer les taches à l’aide de produits cosmétiques appropriés.

Voici un lien vers la société suisse du psoriasis et du vitiligo. Communiquer avec des personnes souffrant du même problème que le nôtre est souvent une démarche bénéfique : http://www.spvg.ch/home-fr.html

Bonne fin de semaine

Did

Reconnaître et traiter une infection urinaire

mai 27th, 2016 par Did

La canneberge...

L’infection urinaire se manifeste en général par un besoin anormalement fréquent d’uriner qui s’accompagne d’une sensation de brûlure et des douleurs à la miction. Pour des raisons principalement anatomiques, elle touche le plus souvent les femmes. Sa localisation la plus fréquente est au niveau de la vessie où des bactéries provoquent infection et inflammation. On parle alors de cystite. Lorsque l’infection remonte les voies du système urinaire, elle peut atteindre les reins. Dans ce cas, on parle de pyélonéphrite : cette affection est plus grave et peut survenir lorsqu’une cystite a été mal soignée. En plus de fortes douleurs lombaires ou/et dans le bas ventre, la présence d’une FORTE FIEVRE (39-40°C) est un signe d’alerte. De plus, en cas de pyélonéphrite, l’état général du patient s’altère. Il peut y avoir également des vomissements. On essayera donc de traiter la cystite de manière efficace afin qu’elle ne dégénère pas.

Parfois, les cystites peuvent survenir à fréquence régulière. Dans ce cas, certaines mesures préventives peuvent être mises en place. En premier lieu, on pensera à boire suffisamment. On recommande 1,5 à 2 litres par jour. L’eau reste la meilleure des boissons, mais le jus de canneberge est un remède naturel qui a fait ses preuves dans la prévention de cette maladie. Lorsque l’on va à la selle, on pensera à s’essuyer d’avant en arrière afin d’éviter la contamination des voies urinaires par des bactéries provenant des matières fécales. Au moment des règles, on évitera de garder trop longtemps serviettes ou tampons sales car cela favorise la prolifération bactérienne. On prendra soin de les changer régulièrement. Enfin, une bonne hygiène des parties intimes est importante, mais il faudra veiller à ne pas déséquilibrer le pH vaginal avec des produits trop agressifs ou inappropriés. Certaines préparations adéquates sont disponibles en pharmacie.

Lorsque malgré tout la cystite s’est installée, il est possible de tenter de l’enrayer DANS LES TOUTES PREMIERES HEURES avec des préparations phytothérapeutiques de raisin d’ours. Cette plante est connue pour ses effets antiseptiques. On peut l’associer à de la prêle ou du bouleau, plantes actives sur les fonctions urinaires. En prenant jusqu’à 4 comprimés 3 fois par jour pendant 24 à 48 heures, il sera peut-être possible d’éviter les antibiotiques. Cependant, si aucune amélioration n’a lieu ou si la situation empire, l’antibiothérapie sera nécessaire. Les complications d’une cystite étant graves (pyélonéphrite), on ne voudra pas prendre de risque. Il revient au médecin de déterminer quel antibiotique doit être utilisé car plusieurs choix existent. Le traitement se fera en général sur un ou trois jours, mais il peut être plus long. Quoi qu’il en soit, évitez d’interrompre un traitement antibiotique avant son terme sous peine de favoriser l’apparition de résistances bactériennes. Si pour une raison ou une autre le traitement ne vous convenait pas, par exemple en cas d’effets secondaires, parlez-en tout d’abord à votre médecin ou votre pharmacien. Vous déciderez ensemble de l’attitude à adopter.

Bonne fin de semaine

Did

Journée stop-tabac le 31 mai

mai 18th, 2016 par Did

Le 31 mai prochain aura lieu la traditionnelle journée stop-tabac. Le challenge ? Tenir une journée sans fumer. Vous aurez également la possibilité de participer à un concours pour tenter d’arrêter définitivement la cigarette avec la possibilité de gagner des prix par tirage au sort. Pour ce faire, il est possible de s’inscrire sur www.stop-tabac-31mai.ch. Vous trouverez également à cette adresse tous les renseignements utiles. Pour aller encore plus loin et bénéficier de conseils avisés, la ligne téléphonique stop-tabac est à votre disposition du lundi au vendredi de 11 à 19h au 0484 000 181. Ce service peut même, à votre demande, vous rappeler gratuitement à intervalles réguliers pour vous soutenir dans votre challenge.

Bonne semaine

Did