Bien réagir à une piqûre d’insecte

juin 27th, 2015 par Did

Moustiques, guêpes….elles sont nombreuses, ces petites bêtes qui viennent nous gâcher la vie lorsque les beaux jours sont là. Les moustiques et les taons nous piquent pour se nourrir. Leur « salive » provoque une augmentation de la perméabilité de nos vaisseaux sanguins, ce qui permet à ce charmant animal d’aspirer le sang plus facilement. Conséquence, l’apparition d’une rougeur et de démangeaisons parfois fortes. Les guêpes et les abeilles, elles, nous piquent lorsqu’elles se sentent menacées. Elles injectent un venin qui peut être la cause de réactions allergiques parfois graves. La plupart du temps, la piqûre n’aura d’autres conséquences qu’une vive douleur et une réaction allergique locale (rougeur et démangeaisons).

Comment réagir ? La première chose à faire, tout au moins dans le cas des abeilles ou des guêpes, est de vérifier si un dard est resté planté dans la peau. Si c’est le cas, il faut le retirer, puis désinfecter la zone. Ensuite, l’application de crème ou gel antiallergique peut soulager la démangeaison. Certaines de ces crèmes contiennent également un anesthésique local, bien utile si la douleur est forte. Éventuellement, on pourra recourir à un antihistaminique par voie orale sous forme de comprimé ou de gouttes, plus faciles à doser si il s’agit d’un enfant. L’application locale de compresses fraîches aura aussi un effet apaisant. Dans la mesure du possible, il faudra éviter de se gratter au risque que cela démange encore plus, mais aussi parce qu’un grattage exagéré peut abîmer la peau et même conduire à une infection locale. On pense notamment aux enfants qui pourraient gratter avec des ongles pas toujours très propres.

Souvent, heureusement, la piqûre n’aura pas d’autre conséquence et ses effets se résorberont en quelques jours. Cependant, la réaction est parfois plus forte : symptômes locaux particulièrement prononcés (rougeur étendue, démangeaisons ingérables, gonflement…) et surtout des symptômes généraux tels que fièvre, malaise, nausées, vertiges, difficultés respiratoires, chute de la pression sanguine et état de choc, tout cela pouvant provoquer le décès du patient si il n’est pas pris en charge rapidement. Même chez un patient qui ne présente pas forcément une allergie déclarée, il se peut que de tels symptômes surviennent si il a été piqué à plusieurs reprises en même temps. Ainsi, dans le cas de piqûres multiples, ou de piqûres dans la bouche ou au niveau du cou, il faudrait consulter rapidement un médecin.

Si vous avez une allergie connue aux abeilles ou aux guêpes, vous savez déjà que vous devez avoir avec vous une injection d’adrénaline que vous utiliserez en cas de besoin, avant de vous rendre au centre d’urgences le plus proche. Voyez à ce sujet le billet du 16 mai 2014 sur le choc anaphylactique dans lequel le fonctionnement de telles seringues est expliqué. Dans le cas contraire, évidemment, si le patient n’a jamais été piqué ou ne présente pas d’allergie connue, il sera tout de même utile d’avoir un antiallergique dans sa trousse de premiers secours.

Et puis, afin que ces bestioles nous laissent un peu tranquilles, il est possible de se procurer des sprays et autres lotions permettant de les éloigner de nous (principalement les moustiques, d’ailleurs). Ces produits s’appliquent sur la peau ou sur les vêtements et sont disponibles en pharmacie.

Bonne fin de semaine

Did

Du Viagra contre le paludisme ?

juin 20th, 2015 par Did

Le paludisme – ou malaria – est une maladie qui fait encore des ravages puisqu’on estime qu’il est responsable d’environ un demi-million de morts en 2013, principalement en Afrique. Par rapport au début des années 2000 où on atteignait allègrement 1 million de morts par an, ce chiffre – bien qu’encore démesurément élevé – représente une baisse de la mortalité plutôt encourageante. Rappelons que cette maladie est due à un parasite, le Plasmodium, transmis par piqûre de moustique infecté. Dans la plupart des cas, un traitement approprié permet la guérison. Et heureusement, car toujours pour l’année 2013, on a recensé environ 200 millions de cas.

Si des traitements efficaces existent déjà, la recherche nous réserve toujours quelques surprises. Cette fois-ci, l’annonce provient d’une équipe de chercheurs franco-britanniques : le sildénafil, molécule plus connue sous le nom de Viagra, serait capable de stopper la transmission du parasite responsable du paludisme. Cette voie thérapeutique mérite donc d’être explorée, même si pour l’heure, les résultats n’ont été obtenus qu’in vitro. Autrement dit, des essais doivent encore être réalisés sur l’homme. Pour cela, il reste à trouver comment éviter certains effets secondaires que le sildénafil est susceptible de provoquer. Hormis l’effet que tout le monde connait, un mal de tête, des vertiges ou encore des troubles visuels peuvent survenir assez fréquemment.

Bonne fin de semaine

Did

Des varices ? C’est pas de veine !

juin 12th, 2015 par Did

La vigne rouge : excellente pour les problèmes veineux

L’apparition de varices est la marque d’une insuffisance veineuse. Le sang stagne dans les veines, ce qui les fait gonfler. D’autres symptômes peuvent s’associer à cela, comme par exemple des douleurs, des crampes, une sensation de lourdeur dans les jambes ou encore de l’œdème. Femmes et hommes peuvent être touchés, bien que les femmes connaissent ce problème de manière plus fréquente.

Différentes préparations pharmaceutiques existent pour tenter d’y remédier : les pommades ou gels à appliquer localement et contenant des extraits de vigne rouge ou de marron d’Inde montrent une belle efficacité. Ces principes actifs peuvent aussi être pris par voie orale et renforcent les veines ce qui au final, favorise une meilleure circulation du sang. Lorsque les symptômes sont trop prononcés, des bas de contention peuvent être prescrits par le médecin. Il existe différentes forces de compression et des mesures précises (tour de cheville, de genou…) doivent être effectuées pour savoir quels bas vous conviendront le mieux.

Au-delà de ça, certains sports sont plutôt bénéfiques afin de limiter l’aggravation des varices. Sous forme d’activité physique légère et régulière, la natation ou certains sports d’endurance comme le vélo ou le ski de fond sont également recommandés. Et bien entendu, marcher régulièrement est également une bonne chose. A l’inverse, certains sports sont plutôt déconseillés, notamment les sports comportant des chocs et des à-coups. On citera par exemple le tennis ou plus généralement les sports de ballon sollicitant exagérément les articulations (football,…).

Par mesure de précaution, pensez à faire un contrôle médical si vous êtes plutôt sédentaire et que vous souhaitez profiter de l’été pour vous remettre au sport, même si c’est en douceur.

Quelques autres mesures peuvent également être mises en oeuvre. Dans la mesure du possible, on évitera de rester immobile debout ou assis pendant trop longtemps car cela favorise la stase veineuse.
Le surpoids est également un facteur pouvant aggraver des symptômes déjà existants. Enfin, chaleur et varices ne font pas bon ménage, la chaleur provoquant la dilatation des veines. Préférez donc les douches froides qui vont, elles, stimuler le retour veineux.

Bonne fin de semaine

Did

Bien choisir sa crème solaire

juin 5th, 2015 par Did

Avec l’arrivée de l’été, la question de la crème solaire va se faire de plus en plus pressante. Voici quelques éléments pour vous aiguiller dans votre choix.

Le rayonnement solaire est constitué de nombreux composant. Il contient notamment des rayons ultraviolets qui peuvent être particulièrement nocifs pour nous. Ces rayons UV sont de deux sortes : les UVA et les UVB. Bien qu’ils agissent sur la peau de manière un peu différente les uns des autres, ils sont tous potentiellement dangereux. C’est pourquoi, une bonne crème solaire doit nous protéger à la fois des UVA et B. La force de la protection est donnée par l’indice de protection. S’étendant de 0 à 50, parfois même plus, cet indice est noté IP, SPF ou FPS. Que signifie ce chiffre ? Eh bien il s’agit du rapport entre le temps mis pour obtenir un coup de soleil avec ou sans crème solaire. Ainsi, si vous attrapez sans protection un coup de soleil en 10 minutes, avec un indice de protection de 30, l’apparition du coup de soleil sera retardée d’un facteur 30. Autrement dit, il vous faudra 300 minutes d’exposition à la même intensité de rayonnement. Attention cependant, car il ne s’agit là que d’un chiffre théorique mesuré en laboratoire et dans des conditions qui n’ont rien à voir avec le quotidien. La protection dont vous bénéficierez à la plage est inférieure à ce chiffre : vous appliquerez probablement moins de crème que lors des tests en laboratoire et les conditions naturelles (eau, sable…) seront moins favorables.

D’autre part, l’échelle d’indices de protection n’est pas linéaire. Ainsi, la différence de protection entre un indice 0 et un indice 20 est très importante, alors qu’elle est minime entre un indice 20 et un indice 40. On recommande qu’il ne soit pas inférieur à 10 car la protection est alors clairement insuffisante. Au-delà de 25-30 par contre, le gain de protection est relativement faible. Le choix de la protection devrait se faire principalement en fonction de votre type de peau. Plus la peau est claire, plus l’indice devrait être élevé. A nouveau, une mise en garde s’impose : même un écran total (50 ou plus) ne vous protège pas…totalement. Rester exposé des heures durant au soleil est une mauvaise chose, même si l’on est enduit d’une crème très protectrice. C’est particulièrement vrai pour les enfants. Dans tous les cas, le bon sens doit prévaloir et l’ombre est notre amie, tout au moins aux heures les plus chaudes.

Les crèmes se distinguent par leur valeur d’indice, mais également par leur composition. Dans la plupart des cas, les filtres utilisés sont chimiques. Ils sont efficaces mais peuvent parfois être mal tolérés par la peau (allergies). En outre, on sait aujourd’hui qu’ils sont à l’origine de certains déséquilibres hormonaux, ce qui à long terme peut avoir des conséquences, principalement chez l’enfant.
Enfin, histoire de faire vibrer votre fibre écologique, leur impact sur l’environnement n’est plus à démontrer : au mois d’août, l’eau de mer contient du sel…et de la crème solaire…qu’on retrouve ensuite chez nos amis les poissons et donc, dans nos assiettes. Une alternative possible, c’est l’utilisation de filtres minéraux. Ils permettent d’atteindre un niveau de protection très raisonnable, bien que moins élevé que les filtres chimiques. Les filtres minéraux sont constitués de très fines particules de poudre qui renvoient le rayonnement solaire d’où il vient. Inconvénient, ils laissent un fond blanchâtre sur la peau et n’atteignent pas des indices de protection maximaux. Difficile de trouver une crème avec un filtre minéral et un indice de protection supérieur à 25 ou 30. Cependant, comme on l’a dit plus haut, une telle valeur protège suffisamment si vous ne comptez pas rôtir au soleil pendant des heures. Enfin, certaines crèmes contiennent un mélange de filtres chimiques et minéraux. Cela permet à la fois d’atteindre des indices de protection élevés et en même temps de diminuer les effets négatifs des filtres chimiques.

Bonne fin de semaine

Did

La vulvodynie

mai 29th, 2015 par Did

La vulvodynie, aussi appelée « névralgie pudendale », est une maladie qui touche les nerfs et provoque des douleurs parfois très fortes au niveau de la vulve (région entourant le vagin). L’intensité de la douleur est variable. Cela peut aller d’un léger inconfort à l’impossibilité même de s’asseoir. Cette maladie est particulièrement pénible psychologiquement pour la femme : d’une part ses causes exactes restent inconnues, même si certains facteurs de risques ont pu être identifiés. D’autre part, les relations intimes deviennent souvent compliquées, voire impossibles.

La vulvodynie touche les femmes de tous âges et peut apparaître spontanément, sans cause apparente. Parfois, elle se manifeste aussi après un traumatisme dans la zone concernée, comme par exemple un acte chirurgical, une biopsie ou un accouchement. Le diabète, dont on sait qu’il peut avoir des conséquences sur les nerfs, ou un mauvais fonctionnement des muscles pelviens, représentent aussi des facteurs de risques.

Sensation de brûlure ou d’écorchure qui s’aggrave lors des relations intimes, douleurs à la miction ou en position assise, la vulvodynie est douloureuse, mais l’examen chez le gynécologue ne montrera souvent rien d’anormal. Le fait que cette maladie soit « invisible » fait qu’elle n’a pas toujours été reconnue comme telle et n’a pas toujours été suffisamment prise au sérieux. On lui prêtait avant tout une origine psychosomatique. Heureusement, les choses évoluent et aujourd’hui, la prise en charge est bien meilleure.

Tout d’abord, le médecin procédera à un examen approfondi afin d’exclure les pathologies pouvant provoquer des symptômes similaires comme par exemple une infection bactérienne, une mycose ou une blessure. Si aucun facteur « concret » n’est mis en évidence, le diagnostique est posé : selon toute vraisemblance, la patiente est atteinte de vulvodynie.

Le mal peut disparaître comme il est venu, mais parfois, cela peut durer des années. Comme il s’agit d’un type particulier de douleur (douleur neuropathique ou neurogène), les antidouleur classiques sont inefficaces. La lidocaïne – un anesthésique local – peut aider. D’autres médicaments, souvent utilisés dans le traitement du zona ou de toute autre douleur du même genre, peuvent participer à améliorer le confort. La gabapentine, la prégabaline ou certains antidépresseurs ont une vraie action contre les douleurs neurogènes. Certaines médecines plus alternatives permettront aussi d’obtenir des résultats encourageants : citons physiothérapie pelvienne, thérapies comportementales (biofeedback, relaxation…), acupuncture…La vulvodynie étant une maladie dure à vivre, il est important que le suivi thérapeutique soit de qualité. Parfois, le moral peut être atteint de telle manière que le recours à une aide psychologique est nécessaire. Les rapports intimes étant parfois impossibles, la femme peut culpabiliser ou se sentir déprimée. A ce titre, le soutien du partenaire sera indispensable et aidera certainement à la guérison.

Bonne fin de semaine

Did