Des boissons qui abiment les dents

juin 12th, 2013 par Did

On s’en doutait un peu, les sodas et autres boissons sucrées sont dommageables pour les dents. Les taux de sucre qu’elles contiennent peuvent évidemment favoriser l’apparition de caries. Cependant, on oublie souvent que ces boissons sont aussi extrêmement acides. On l’émail dentaire a beau être la substance la plus solide de notre organisme, elle va immanquablement s’abîmer au contact de ces liquides. C’est ce que démontrent deux études, l’une américaine, l’autre suisse. Les chercheurs ont plongé des morceaux d’émail dentaire dans des boissons telles que le Coca-Cola ou le Red Bull. A raison de quatre expositions de 15 minutes chacune, l’émail avait été détruite au final de plusieurs pourcents. Sa dureté avait également fortement diminué. Presque 50% de dureté en moins au contact du Fanta, par exemple. A noter que certains médicaments comme le Neo Citran, pour ne pas le nommer, sont également très abrasifs. Cependant, le fait qu’ils soient utilisés normalement de manière ponctuelle limite leur impact sur les dents. On comprend que la consommation exagérée de ces boissons soit à long terme très dommageable pour les dents. C’est ainsi qu’on estime qu’en Suisse, un adulte sur 5 âgé de 30 ans a subi des altérations irréversibles de son émai dentaire. A 50 ans, c’est la moitié de la population qui est touchée. Que faire pour se protéger de l’érosion dentaire ? Evidemment, éviter au maximum les apports acides. Si c’est le cas, on peut se rincer brièvement la bouche à l’eau. Le brossage des dents à l’aide de brosses et de dentifrices adaptés à son âge et sa condition devrait être fait au moins deux fois par jour. A ce titre, les brosses électriques sont plus efficaces que le brossage manuel. Bonne semaine Did

Les piscines et les mycoses

juin 4th, 2013 par Did

Les champignons ne poussent pas qu’en forêt. Ils peuvent également provoquer des infections qui peuvent toucher différentes parties du corps. Ce sont les mycoses. Le cuir chevelu, les ongles, les parties intimes ou les pieds sont le plus souvent touchés. Les mycoses peuvent aussi se développer sur les muqueuses (par exemple dans la bouche) ou au niveau des voies respiratoires (poumons). On l’aura compris, ces parasites apprécient pour leur développement, les zones chaudes et humides. Les beaux jours revenant, la fréquentation des piscines va augmenter et avec elle, le risque d’attraper une mycose au niveau des pieds. D’autant plus qu’il n’y a pas besoin de contact direct avec une personne infectée. Marcher sur une zone contaminée est suffisant. Un individu en bonne santé peut bien sûr être contaminé. Cependant, si votre système immunitaire est affaibli (maladie, traitement à base de cortisone) ou si vous souffrez de certaines maladies comme le diabète, vous êtes plus à risque de développer une mycose.

Généralement, la mycose du pied se développe entre les orteils. Une rougeur, une démangeaison, la peau qui pèle et qui blanchit sont des signes qui doivent vous alerter. Si c’est l’ongle qui est touché, il va changer de couleur, devenir opaque, blanc ou jaune, parfois même verdir un peu. Il va devenir cassant et pourra avoir tendance à se décoller.

En comparaison des mycoses de l’ongle dont on va parler plus bas, les mycoses du pied au niveau de la peau sont assez faciles à soigner. Il existe quelques médicaments très efficaces obtenables sans ordonnance en pharmacie. Ces antimycotiques (par exemple l’econazol ou la terbinafine) sont disponibles sous forme de crèmes, sprays ou poudre. L’application doit se faire sur la peau propre et sèche une à deux fois par jour. Il faut parfois plusieurs semaines pour venir à bout de la mycose. Patience donc. Au rayon des médecines naturelles, l’huile essentielle d’arbre à thé en application externe montre une certaine efficacité. Elle ne doit pas être avalée.

De la patience, il en faut en cas de mycose de l’ongle. Les crèmes étant peu voire pas efficaces, on utilise des vernis à base d’amorolfine ou des sticks qui modifient le pH de l’ongle, créant un milieu défavorable à la prolifération du champignon. Sous ces formes, les principes actifs pénétrent mieux dans l’ongle et agissent efficacement. Cependant, les traitements sont longs, parfois un an ou un an et demi car pour une complète guérison, il est nécessaire que l’ongle repousse entièrement.

Dans certains cas très récalcitrants, le recours aux traitements par des comprimés à avaler est parfois indispensable. Cependant, ceci ne peut se faire que sous contrôle médical.

Du coup, comme il vaut mieux prévenir que guérir, on peut prendre certaines précautions afin de diminuer les risques de contamination :

- Utiliser des sandales
- Bien sécher en particulier les zones entre les orteils
- Eviter d’utiliser les serviettes, habits ou chaussures d’autres personnes
- Eviter les chaussures de mauvaise qualité, en matière synthétique ou favorisant la transpiration.
- Avoir une hygiène suffisante

Que cela ne vous empêche pas de goûter aux joies de la natation cet été !

Bonne semaine

Did

Eliminer les toxines à l’aide de jus frais

mai 27th, 2013 par Did

Le foie est notre usine de traitement des déchets. Polluants, médicaments…tout passe par lui. Il arrive cependant que cette merveilleuse machine connaisse un petit coup de pompe. En cause principalement notre mode de vie : alimentation déficiente, stress, abus divers…Le foie encaisse…jusqu’à un certain point. Surchargé, il n’est alors plus capable de remplir son rôle correctement et nous le ressentons immédiatement : fatigue, yeux cernés, boutons, peau terne, prise de poids, baisse de l’immunité…bref. Une solution naturelle pour faire repartir la machine, hormis une saine hygiène de vie, consiste en une cure de jus de fruits et de légumes frais. Ces jus, disponibles en pharmacie, vont vous apporter plein de bonnes vitamines et contribuer à détoxifier votre organisme. Un autre avantage, notamment des jus de légumes, c’est qu’ils sont basifiants. Or, dans notre grande majorité, nous avons un organisme trop acide. A long terme, cela peut provoquer un certain nombre de problèmes de santé, comme par exemple des douleurs articulaires ou une fatigue inexpliquée. Les jus contribuent donc à rétablir cet équilibre acido-basique qui nous fait défaut.

Il y a différentes manières d’aborder une cure de jus de fruits et légumes frais. Sur quelques jours, quelques semaines ou plus si affinité. Certains choisirons d’ajouter un verre quotidien à leur repas habituel, là où d’autre consommeront exclusivement des jus pendant une période plus ou moins longue. Dans ce cas, il est évidemment indispensable de faire la cure sous contrôle médical. Ne vous mettez pas en danger en adoptant un régime alimentaire trop drastique sans en avoir référé au préalable à un médecin.

Au début de la cure, l’effet détoxifiant peut être assez désagréable : fatigue, ballonnements, troubles intestinaux (diarrhées), mal de tête…Ces signes sont désagréables mais signifient que le corps se nettoie. Afin d’éviter ces effets secondaires, on commencera la cure en douceur, augmentant progressivement l’apport de jus frais, tout en réduisant si possible l’apport de toxines. Après quelques jours un peu difficiles, un réel mieux-être devrait se faire sentir. Le printemps n’est-il pas le temps du renouveau ?

Bonne semaine

Did

Un inhibiteur de la pompe à protons ? Mais qu’est-ce donc ?

mai 20th, 2013 par Did

H+/K+ ATPase : un synonyme de pompe à protons

Ne le niez pas, cette question vous obsède depuis des années. C’est normal car les Inhibiteurs de la Pompe à Protons (ou IPP) sont parmi les médicaments les plus vendus dans nos régions. Ils sont utilisés pour prévenir ou soigner les troubles liés à l’hyperacidité au niveau de l’estomac. L’oméprazole, le pantoprazole, l’esoméprazole ou encore le lanzoprazole sont tous des IPP. Mais, au juste, qu’est-ce qu’un IPP ?
La paroi de l’estomac est composée de différents types de cellules. On y trouve notamment les cellules pariétales, responsables de la production et de la libération dans l’estomac de l’acide chlorhydrique. La formule de l’acide chlorhydrique est HCl. Il se compose donc d’un atome d’hydrogène (H) et d’un atome de chlore (Cl). Cet acide est nécessaire à la digestion des aliments. Les cellules pariétales ne libèrent pas le HCl n’importe quand ou n’importe comment. Elles sont elles-même sous l’influence de différentes autres molécules qui régulent la production. Par exemple, la sécrétion d’acide chlorhydrique est plus importante au moment des repas que lorsqu’on est à jeun.
Dans la paroi de la cellule pariétale se trouve le mécanisme qui permet la libération du HCl : c’est la fameuse pompe à protons. Il s’agit en fait d’une sorte de canal qui traverse la paroi cellulaire. Ce canal fonctionne comme un échangeur : il permet la sortie d’un ion H+ en direction de l’estomac à condition qu’un ion K+ entre dans la cellule au même moment. Parallèlement, des ions Cl- sont également transférés dans l’estomac par un autre canal. Il en résulte la formation d’acide chlorhydrique (HCl) dans l’estomac. Pourquoi parler de protons ? Il faut pour cela se rappeler nos cours de chimie, il y a longtemps. L’atome d’hydrogène est composé d’un électron qui tourne autour d’un seul et unique proton formant son noyau. La charge négative de l’électron annule la charge positive du proton. L’atome est donc de charge nulle. Cependant, lorsque l’on prive l’atome d’hydrogène de son électron, il ne reste plus qu’un proton chargé positivement. Ions H+ et protons sont donc en quelque sorte des synonymes. Et pourquoi parler de pompe ? Parce que l’échangeur de la cellule pariétale nécessite de l’énergie pour pouvoir fonctionner. En effet, les ions H+ n’ont pas tendance à aller naturellement vers l’estomac où leur concentration est déjà élevée. Il faut donc les y forcer, les « pomper » dans la cellule pour les envoyer vers l’estomac.
L’inhibiteur de la pompe à proton agit donc en bloquant le fonctionnement de cette dernière. Il l’empêche d’envoyer des ions H+ vers l’estomac, ce qui abaisse d’autant son acidité. Cependant, l’IPP n’agit pas directement dans l’estomac, mais doit d’abord le traverser, passer dans les intestins puis dans la circulation sanguine. Ce n’est qu’ensuite qu’il atteint la cellule pariétale où il déploie sont efficacité en se fixant sur la pompe et en la bloquant. C’est pourquoi un comprimé d’IPP ne devrait jamais être écrasé. Afin de pouvoir traverser l’estomac sans encombres, il possède un enrobage résistant à l’acidité. En écrasant le comprimé (ou le contenu d’une capsule), on détruirait cet enrobage, empêchant du même coup l’IPP de traverser l’estomac.
Bonne semaine
Did

Un carnet de vaccination en ligne

mai 10th, 2013 par Did

A quand remonte votre dernière vaccination contre le tétanos ? Avez-vous bien fait tous les rappels nécessaires ces dernières années ? Autant de questions qui trouvent leur réponse dans le carnet de vaccination que chacun d’entre nous possède. Encore faut-il savoir où on l’a rangé depuis la dernière fois…C’est ainsi que si vous êtes du genre à passer trois jour à rechercher votre carnet à chaque fois que vous en avez besoin, vous serez heureux d’apprendre qu’il est désormais possible de tenir son carnet de vaccination en ligne.

Sur le site www.mesvaccins.ch, il est possible de créer son propre compte et introduire ensuite les différents vaccins reçus. On peut ensuite demander à son médecin traitant de confirmer les informations introduites, puis d’imprimer quand on le souhaite un carnet tout à fait officiel. En cas de perte du carnet papier lors d’un voyage à l’étranger, cet outil informatique peut également s’avérer utile, d’autant qu’il existe une application pour smart-phone.Enfin, il est possible de demander à être prévenu par sms ou par courriel lorsqu’il est temps de procéder à un rappel.

Bonne fin de semaine

Did