Douleurs d’oreilles chez l’enfant

novembre 21st, 2014 par Did

Un enfant enrhumé se plaint souvent de maux d’oreilles. Il arrive en effet que les sécrétions infectées remontent du nez vers l’oreille via la trompe d’Eustache, un canal qui relie l’arrière du nez à l’arrière du tympan. Elles s’accumulent alors derrière le tympan et provoquent douleur et inflammation : c’est l’otite moyenne. En position couchée, la douleur peut être plus forte car le liquide appuie d’autant plus sur le tympan. L’origine de l’otite est le plus souvent virale. Le traitement se fait donc dans un premier temps à l’aide d’anti-douleurs et d’anti-inflammatoires. Sans amélioration, cela peut signifier que l’infection est bactérienne. Le recours aux antibiotiques devient alors nécessaire.

Il existe d’autres formes d’otites. Dans l’otite externe, la peau du canal qui va du pavillon de l’oreille jusqu’au tympan (le conduit auditif externe) s’enflamme. Contrairement à l’otite moyenne, la cause provient directement de l’extérieur. Par exemple, un passage à la piscine a pu provoquer une petite infection de cette partie externe de l’oreille. Généralement, l’otite se traite à l’aide de gouttes à appliquer localement pour calmer la douleur. Si aucune amélioration n’est constatée dans les 2 à 3 jours qui suivent, le recours au pédiatre peut être nécessaire. En cas de besoin, il pourra également prescrire des gouttes antibiotiques à usage local.

Enfin, une dernière sorte d’otite est l’otite séro-muqueuse. Elle n’est pas douloureuse et est causée par des sécrétions qui s’accumulent derrière le tympan ce qui l’empêche de vibrer normalement. Il peut s’ensuivre une légère perte de l’audition. La plupart du temps, les choses s’améliorent spontanément, mais parfois il peut être nécessaire de drainer le liquide accumulé à l’aide d’un petit tuyau.

Bonne fin de semaine

Did

Derniers délais pour changer de caisse

novembre 14th, 2014 par Did

Changer de caisse maladie, donc. Pas de voiture. Si vous souhaitez changer d’assureur pour l’assurance maladie de base en 2015, c’est le dernier moment pour le faire. Votre courrier recommandé doit parvenir à votre caisse le 30 novembre prochain au plus tard.

Rendez-vous sur le comparateur en ligne comparis (http://fr.comparis.ch/krankenkassen/default.aspx) afin de comparer les prix pratiqués par les différentes caisses en fonction des prestations que vous souhaitez. Vous verrez d’ailleurs qu’un même profil de couverture peut donner lieu à d’importantes différences de prix – parfois du simple au double – d’une caisse à l’autre. Il vaut peut-être la peine de s’y intéresser.

Bonne fin de semaine

Did

Les benzodiazépines ne sont pas un remède miracle

novembre 7th, 2014 par Did

Les benzodiazépines sont parmi les groupes de médicaments les plus consommés en Suisse. Elle possèdent différentes propriétés, mais sont pour la grande majorité utilisées comme anxiolytiques et sédatives. Autrement dit, elles aident à diminuer l’anxiété et favorisent l’endormissement. Cependant, comme toute médaille a son revers, ces molécules présentent un certain nombre d’effets secondaires. Le principal étant qu’une dépendance peut s’installer en cas d’utilisation prolongée. C’est pourquoi, idéalement, il ne faudrait pas en prendre pendant plus de deux semaines consécutives. D’autre part, un effet de tolérance s’installe également : le patient doit alors augmenter les doses pour obtenir un effet équivalent. Un cercle vicieux se met alors en place et c’est pourquoi il n’est pas rare que des patients prennent des benzodiazépines depuis des années, voire des décennies. Il n’est pas rare non plus que plusieurs benzodiazépines différentes soient prises en même temps pendant de longues périodes, ce qui, là encore, n’est pas spécialement recommandé. Car on l’a dit, le rôle de l’anxiolytique ou du sédatif devrait s’apparenter à celui d’une béquille. Il devrait aider à passer un cap, puis devrait être progressivement abandonné. Progressivement, car couper brutalement un traitement aux benzodiazépines peut provoquer des effets secondaires. L’arrêt doit se faire en douceur. Cela est d’autant plus vrai si vous en prenez depuis longtemps et que vous souhaitez arrêter. Or, dans la pratique, on voit exactement le contraire : le médicament est non seulement pris trop longtemps, mais les doses ont tendance à être augmentées au fil des années pour les raisons décrites plus haut. Si vous vous reconnaissez dans ce profil, il n’est pas question ici de vous culpabiliser. Etre angoissé ou avoir des troubles du sommeil de manière handicapante nécessite consultation médicale et traitement. Cependant, de tels troubles ne peuvent malheureusement se soigner exclusivement de cette manière. De même qu’une béquille ne guérit pas en elle-même le membre blessé. Pour retrouver la sérénité, il faudrait plus probablement s’attacher à la cause du problème. Pourquoi ces crises d’angoisse ? Pourquoi cette anxiété ? Pourquoi ces problèmes de sommeil ? Est-ce venu suite à un événement particulier ? La cause est-elle connue ou inconnue ? Dans cette optique, de nombreuses voies sont possibles : psychothérapie, thérapie comportementale, kinésiologie…Une démarche personnelle sera probablement nécessaire pour résoudre certains problèmes de manière durable.

Bonne fin de semaine

Did

Quelle joie, j’oie. Et vous, comment oyez-vous ?

octobre 31st, 2014 par Did

Le conduit auditif est la partie de l’oreille qui permet la transmission des sons jusqu’au tympan. Il est recouvert d’une fine couche de peau qui produit une sorte de cire grasse que l’on appelle le cérumen. La quantité de cérumen produite varie d’une personne à l’autre. Lorsqu’elle est trop importante et que le cérumen ne parvient pas à s’éliminer, il peut s’accumuler et former finalement un bouchon, bloquant ainsi le conduit auditif. Il se peut alors que l’on entende moins bien. Afin de libérer l’oreille de ses déchets encombrants, on peut tout d’abord utiliser des gouttes ou sprays auriculaires dont la fonction sera de dissoudre le bouchon de cérumen. Il faudra au préalable être sûr qu’il n’existe pas de lésion plus grave comme une infection (otite) ou une perforation du tympan. Dans ce cas, ces produits sont contre-indiqués. On évitera également l’utilisation des bâtonnets de ouate, car une mauvaise utilisation peut faire plus de mal que de bien en repoussant le cérumen vers l’intérieur de l’oreille. Dans des cas extrêmes, des perforations du tympan ont même eu lieu.

L’utilisation des bougies Hopi est possible, mais est assez controversée, notamment par certains médecins ORL. Ces bougies sont sensées aspirer le cérumen. On applique une bougie verticalement à l’oreille du patient qui est couché sur le coté, et on allume le bout. La combustion est supposée provoquer une aspiration du cérumen et libérer ainsi l’oreille. Cependant, certains spécialistes dénoncent une efficacité douteuse et certains effets secondaires tels que de l’eczéma au lieu d’application, brûlures, voire carrément un effet inverse à celui désiré, la cire de la bougie s’accumulant dans le conduit auditif. Si vous avez une expérience avec l’utilisation de ces bougies, n’hésitez pas à nous en faire part.

Enfin, si l’utilisation de gouttes ou sprays ne produit pas les effets escomptés, il faudra probablement recourir à l’aide d’un médecin. Il dispose des outils appropriés pour extraire de l’oreille le bouchon gênant. Mieux vaut en effet éviter de le faire soi-même, au risque de se blesser.

Bonne fin de semaine

Did

Eviter l’aspirine chez l’enfant

octobre 24th, 2014 par Did

L’aspirine, ou acide acétylsalicylique, est un remède utilisé depuis la nuit des temps. Les indiens d’Amérique utilisaient déjà l’écorce de saule, tout comme les romains et les grecs encore avant eux. Cet anti-inflammatoire est aussi un antidouleur et permet de faire baisser la fièvre. En outre, à faibles doses, il possède des propriétés antiagrégantes plaquettaires. En bon français, il empêche le sang de coaguler.

Cependant, la médaille a aussi son mauvais revers. Comme tout anti-inflammatoire, l’aspirine possède un certain nombre d’effets indésirables communs à cette classe de molécules. Elle peut ainsi abîmer la paroi de l’estomac car elle réduit la production de mucus protecteur. En outre, elle diminue la fonction rénale et, chez des gens déjà fragiles, peut aggraver ou provoquer de l’insuffisance rénale. Enfin, elle peut aggraver un asthme préexistant. Vous me direz que c’est déjà pas mal. Pourtant, ce n’est pas tout. Elle est également contre-indiquée pendant la grossesse (particulièrement au troisième trimestre), et chez l’enfant de moins de 12 ans. L’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) recommande même d’éviter son utilisation en-dessous de 16 ans. La raison ? Le risque – certes faible mais néanmoins existant – de l’apparition d’un syndrome de Reye. Cette maladie, qui peut être mortelle, peut en effet survenir lorsque l’on associe aspirine et épisode viral aigu de type grippe ou varicelle. Des trouble de la conscience ou du comportement peuvent alors se manifester, ainsi que de la diarrhée et des vomissements. Si on laisse la situation empirer, le foie et le cerveau peuvent être atteint. Le patient peut tomber dans le coma et finalement décéder.

Pour éviter de genre de petites contrariétés, il suffit simplement d’éviter l’aspirine chez l’enfant et même chez l’adolescent. D’autre médicaments sont tout aussi efficaces et présentent moins d’effets secondaires. Pour faire baisser la fièvre et diminuer les douleurs, rien ne vaut le paracétamol. Dans la catégorie des anti-inflammatoires, l’ibuprofène est également très utilisé, mais possède lui-aussi certaines contre-indications. Discutez-en avec votre pharmacien…

Bonne fin de semaine

Did