Une haleine difficile ?

janvier 30th, 2015 par Did

La mauvaise haleine, ou halitose, est un phénomène fréquent puisqu’il touche une personne sur deux, que ce soit de manière temporaire ou plus durable. La digestion de certains aliments (ail, oignon…) peut parfois être mise en cause. Cependant, dans la majorité des cas, la cause de la mauvaise haleine se trouve tout simplement dans la bouche. Les résidus alimentaires sont en effet dégradés par des bactéries qui, ce faisant, produisent des composés très odorants comme le sulfure d’hydrogène ou d’autres dérivés du soufre. Evidemment, la première mesure à prendre est le brossage des dents. Cependant, cela ne suffit pas toujours. Notre type de dentition ou la qualité de notre salive ont une influence importante sur l’odeur de l’haleine, ainsi que la consommation de tabac et d’alcool. De fait, avec des dents très serrées, le brossage ne suffira pas tout nettoyer comme il faut. Dans ce cas, le fil interdentaire est une excellente solution complémentaire. De la même manière, en prenant de l’âge, il arrive que notre production de salive diminue. Du coup, la bouche retient plus facilement les mauvaises odeurs. Pour remédier à ce problème, il existe des sprays buccaux qui lubrifient la bouchent et remplace une production salivaire déficiente. Il en existe également d’autres qui neutralisent les mauvaises odeurs de manière plus durable que de simples bonbons mentholés. Ces sprays présentent une réelle efficacité car ils détruisent les molécules responsables de la mauvaise odeur et ne se contentent pas de la masquer. On trouve également des préparations sous forme de bains de bouche qui agissent de la même manière.

Bonne fin de semaine

Did

Grippe : faire baisser la fièvre n’est pas toujours judicieux

janvier 23rd, 2015 par Did

C’est ce que semble montrer une récente étude canadienne. En effet, la fièvre est avant tout un mécanisme de défense de l’organisme contre une infection. Elle aide le système immunitaire à combattre les virus. En la faisant baisser, on favorise ainsi la multiplication virale ce qui rend en quelque sorte la maladie plus…virulente. Ainsi, dans le cadre de la grippe, faire baisser la fièvre pourrait provoquer une hausse de la mortalité due à cette maladie de 1 à 5%. Autre conséquence, le malade débarrassé de sa fièvre se montrerait moins prudent avec son entourage puisqu’il se sent mieux. Or, il est encore contagieux et du coup, cela favoriserait aussi une extension de l’épidémie.

Que dire de cela…Si il est vrai que faire baisser la fièvre de manière systématique n’est pas forcément judicieux, il importe de distinguer fièvre…et fièvre. Car si elle est bénéfique jusqu’à un certain point, la fièvre peut aussi devenir désagréable lorsqu’elle devient trop forte. Et ce quel que soit le type d’infection. Une fièvre trop élevée peut par exemple provoquer des convulsions fébriles, notamment chez les enfants. En elles-mêmes, ces convulsions ne sont pas dangereuses, mais elles peuvent impressionner. La fièvre ne devient réellement dangereuse qu’à partir de 42°C, mais il s’agit de cas extrêmes et de maladies bien particulières. En général, une infection virale ou bactérienne telle qu’on les connait chez nous ne provoque pas de températures si élevées. Quoi qu’il en soit, on recommande de faire baisser la fièvre à partir de 38.5°C. Principalement pour améliorer le confort du patient et atténuer les éventuelles douleurs qui peuvent accompagner la maladie. Pour ce faire, plusieurs solutions sont à votre disposition. Boire suffisamment, se dévêtir, aérer la pièce où l’on se trouve, utiliser des compresses fraiches, sont des mesures simples à mettre en place. Éventuellement, certains apprécieront de prendre une douche ou un bain tiède. Attention, si vous êtes particulièrement affaibli, de ne pas faire de malaise dans l’eau. Il vaut alors mieux y renoncer ou le faire sous la surveillance d’un proche.
Au chapitre des médicaments, le paracétamol reste un premier choix. L’utilisation d’ibuprofène, seul ou associé au paracétamol est possible, mais pas toujours recommandé selon la maladie. Par exemple, en cas de varicelle, l’ibuprofène est déconseillé car il peut favoriser les surinfections bactériennes. Il présente également plus d’effets secondaires que le paracétamol.

Bonne fin de semaine

Did

L’épidémie de grippe a débuté en Suisse. Vous pouvez suivre son évolution sur le site de l’OFSP :
http://www.bag.admin.ch/

L’épiglottite

janvier 17th, 2015 par Did

Ce n’est pas très gai aujourd’hui : nous allons parler d’une maladie rare mais gravissime, l’épiglottite. L’épiglotte est un petit organe qui permet de bloquer le passage des aliments ou de la salive vers les bronches lorsque l’on mange. Une inflammation de l’épiglotte provoque son gonflement. Cela peut, principalement chez l’enfant, bloquer le passage de l’air et conduire à un étouffement. C’est pourquoi, en cas d’épiglottite, un médecin doit être immédiatement consulté. Le pronostique vital du patient est engagé.

L’épiglottite trouve le plus souvent ses origines dans une infection bactérienne à hémophillus influenza. Si elle touche principalement les enfants en bas âge (entre 2 et 6 ans), elle est tout de même peu fréquente (parents, rassurez-vous). Malgré cela, il peut être utile d’en connaître les symptômes afin de réagir rapidement le cas échéant. La douleur dans la gorge est forte et la fièvre élevée. On peut penser dans un premier temps à une angine, mais le fait que l’enfant a du MAL A RESPIRER doit nous alerter. La respiration est donc difficile et bruyante. L’enfant a du mal à parler. Il ne faut PAS l’allonger ni tenter d’introduire quelque chose dans sa bouche. Ces mesure vont accélérer l’étouffement et peuvent être létales. Une agitation et de la confusion vont souvent accompagner ces symptômes. Un examen visuel de l’épiglotte montre qu’elle est gonflée. Comme on l’a dit, il ne faut RIEN TENTER SOI-MEME mais recourir à un médecin immédiatement, soit en allant aux urgences, soit en appelant les secours. En attendant, la meilleure position est la position assise. Afin d’aider l’enfant à respirer, on peut humidifier l’air en ouvrant les robinets d’eau chaude. Une fois pris en charge, l’enfant pourra être traité à l’aide d’antibiotiques et d’anti-inflammatoires.

L’épiglottite ne doit pas être confondue avec le faux croup, impressionnant mais beaucoup moins dangereux. Voyez pour cela le billet du 3 décembre 2010. Le vaccin contre Hémophillus permet de prévenir une telle infection.

Arrêter de fumer en 2015

janvier 9th, 2015 par Did

Il est encore temps de prendre des bonnes résolutions pour l’année à venir. Et pourquoi pas arrêter de fumer ? Si vous êtes fermement décidé, vous avez toutes les chances de réussir, car arrêter commence…dans la tête. Sans une ferme volonté de réussir, ce sera plus dur, voire impossible. Mais c’est dit. Cette fois-ci, rien ne pourra vous arrêter. Quels sont donc les moyens à votre disposition pour réussir une transition en douceur vers le monde merveilleux des non fumeurs ?

Vous le savez mieux que quiconque, la nicotine provoque de l’addiction. Ainsi, un arrêt brutal, surtout si vous étiez un gros fumeur, va engendrer des symptômes de sevrage. Irritabilité, insomnies, prise de poids…Afin d’atténuer ces symptômes, il existe des substituts nicotiniques sous forme de patchs, chewing-gums ou inhalateurs qui permettront de diminuer progressivement les doses de nicotine, sans les effets néfastes des goudrons et autres joyeusetés que l’on trouve dans les cigarettes. Ces substituts sont disponibles sans ordonnance mais nécessiteront un entretien avec votre pharmacie afin de cadrer la manière dont vous les utiliserez. Il existe également d’autres voies médicamenteuses : la bupropione ou la varénicline sont deux molécules utilisées dans le cadre de la désaccoutumance au tabac. Cependant, elles doivent vous être prescrites par un médecin et ne sont pas sans effets secondaires. Il faudra donc prendre le temps d’évaluer le rapport bénéfice/risque d’un tel traitement avant de vous lancer. Enfin, au chapitre des médecines douces, des solutions homéopathiques existent. Egalement, on peut citer l’acupuncture qui, parfois, donne de bons résultats. Et puis si la marche est trop haute, ou que vous avez déjà fait plusieurs tentatives sans succès, pourquoi ne pas recourir à une aide psychologique ? Quoi qu’il en soit, avec une grande détermination vous finirez par passer ce cap. Vous en êtes capable, c’est certain.

N’hésitez pas non plus à jeter un oeil sur le site www.stop-tabac.ch. Vous y trouverez nombre de renseignements utiles. C’est ici : http://www.stop-tabac.ch/fra/

Bonne fin de semaine

did

Vos intestins vous jouent des tours ? Essayez le charbon…

janvier 1st, 2015 par Did

Inutile pour cela de vous munir d’une torche, d’un casque et d’une pioche. Ce charbon-là ne se trouve pas dans les mines. Il est fabriqué à partir de substances végétales riches en carbone comme par exemple des noyaux de fruits, de l’écorce, de la tourbe, ou des coques de noix de coco. Cette fabrication comprend différentes étapes, les plus importantes étant la carbonisation, puis l’activation du charbon ainsi produit. La carbonisation se fait en chauffant les produits organiques sélectionnés à des températures atteignant 300°C. Le charbon ainsi formé passe ensuite par une étape d’activation – d’où l’appellation « charbon actif » – qui va produire un charbon extrêmement poreux. Lors de cette étape, le charbon est chauffé entre 400 et 1000°C selon le procédé employé. La grande porosité du charbon actif est à l’origine de ses propriétés. Cela le rend très absorbant. Il aura donc la capacité de fixer certaines toxines produites par des bactéries pathogènes, par exemple en cas d’infection alimentaire. Il sera également capable d’absorber les gaz, diminuant ainsi les flatulences. Attention cependant à ne pas prendre d’autres médicaments en même temps car son haut pouvoir absorbant fait qu’il est capable d’en neutraliser les effets. On laissera donc toujours un peu de temps, disons une heure, entre la prise du charbon et celles des autres médicaments.

Bonne fin de semaine

Did