Journée stop-tabac le 31 mai

mai 18th, 2016 par Did

Le 31 mai prochain aura lieu la traditionnelle journée stop-tabac. Le challenge ? Tenir une journée sans fumer. Vous aurez également la possibilité de participer à un concours pour tenter d’arrêter définitivement la cigarette avec la possibilité de gagner des prix par tirage au sort. Pour ce faire, il est possible de s’inscrire sur www.stop-tabac-31mai.ch. Vous trouverez également à cette adresse tous les renseignements utiles. Pour aller encore plus loin et bénéficier de conseils avisés, la ligne téléphonique stop-tabac est à votre disposition du lundi au vendredi de 11 à 19h au 0484 000 181. Ce service peut même, à votre demande, vous rappeler gratuitement à intervalles réguliers pour vous soutenir dans votre challenge.

Bonne semaine

Did

Règles douloureuses : avez-vous essayé le gingembre

mai 10th, 2016 par Did

Cette semaine, un petit tour au rayon des remèdes naturels. Les propriétés que l’on prête au gingembre sont nombreuses. Certaines ont pu être vérifiées par des études scientifiques. C’est par exemple le cas pour les vertus antiémétiques (contre les vomissements) de cette plante. D’autres études ont montré que le gingembre serait efficace pour lutter contre les douleurs causées par les règles. Ce problème concerne de nombreuses femmes qui souvent, ont recours aux anti-inflammatoires classiques comme par exemple l’ibuprofène. Bien qu’efficaces, ces molécules présentent aussi certains effets secondaires et certaines contre-indications. Il n’est donc pas sans intérêt de se porter vers des solutions alternatives, si elles existent. En l’occurrence, un groupe d’experts américains a fait la synthèse d’une trentaine d’études portant sur les effets du gingembre. Il en est ressorti que les femmes qui avaient ingéré 750 à 2000 milligrammes de cette plante réduite en poudre durant les 3 ou 4 jours précédant leurs règles avaient constaté une réduction importante de leurs douleurs. Cela a du sens quand on sait que le gingembre possède des propriétés anti-inflammatoires reconnues depuis longtemps. Alors pourquoi ne pas essayer à votre tour ?

Bonne fin de semaine

Did

Le ventre, ce deuxième cerveau…(Partie II)

mai 3rd, 2016 par Did

Suite de la semaine dernière où nous avons pu constater l’influence considérable de notre flore intestinale sur ce que nous sommes. Or, force est de constater que notre mode de vie moderne n’est pas forcément le meilleur qui soit pour nous assurer un microbiote en parfaite santé : alimentation déséquilibrée trop riche en graisses et en sucres et trop pauvre en fibres, utilisation exagérée des antibiotiques, naissances par césarienne en augmentation et diminution de l’allaitement au profit de laits du commerce…tout ceci contribue à appauvrir notre flore intestinale. Ainsi, une personne sur quatre dans les pays industrialisés a un déficit en bactéries intestinales de 40%. De là, les chercheurs n’hésitent pas à tracer un parallèle avec la prolifération de maladies telles que l’obésité, le diabète, mais aussi schizophrénie, autisme, allergies, cancers ou sclérose en plaques. Sans parler des pathologies gastro-intestinales. Notons cependant que pour certaines de ces maladies, le lien de cause à effet n’est pas encore formellement démontré et une perturbation de la flore ne saurait être le seul facteur déclenchant. Mais enfin, de nombreuses études semblent aller dans cette direction. Et c’est plutôt une excellente nouvelle, car cela ouvre de nouvelles perspectives de traitements mais aussi de prévention de ces maladies.

Bien sûr, le corollaire de ce qu’on écrivait plus haut, c’est qu’il faudrait avant tout manger équilibré, ne faire usage des antibiotiques ou des césariennes que lorsqu’ils sont absolument nécessaires et privilégier l’allaitement au sein. A l’avenir, cependant, les mesures ne se limiteront pas à cela. Il sera possible de faire analyser son microbiote afin d’y détecter des anomalies et d’y remédier. A ce sujet, l’utilisation des prébiotiques et des probiotiques prend tout son sens. Les prébiotiques – dont on avait déjà discuté dans billet du 15 décembre 2013 – sont des aliments et compléments alimentaires qui favorisent le développement des « bonnes » bactéries. Une autre stratégie consiste en l’importation de nouvelles bactéries directement dans notre corps : ce sont les probiotiques. Des études suggèrent une réelle efficacité sur toutes les maladies dont on a parlé plus haut et avec l’avantage de ne présenter quasiment pas d’effets secondaires. Autre piste à l’étude, la transplantation fécale, c’est-à-dire le transfert des bactéries intestinales d’un individu sain vers un individu malade. Même si le concept peut paraître peu ragoutant, les premiers tests se sont avérés encourageants et des essais cliniques sont actuellement en cours.

Quoi qu’il en soit, il y a fort à parier que la thérapie microbiotique va prendre de plus en plus de place dans la médecine de demain. A suivre, donc.

Bonne semaine

Did

Le ventre, ce deuxième cerveau…(Partie I)

avril 25th, 2016 par Did

…est en fait bien plus que cela. Ces dernières années, la science a fait un bond en avant pour ce qui concerne la compréhension de l’impact que peut avoir notre ventre sur notre santé. Les milliards de bactéries qui composent notre flore – ou microbiote – intestinale semblent en effet influencer jusqu’à notre personnalité, notre mémoire ou encore la qualité de notre sommeil. On estime qu’au moins 10 000 milliards de bactéries de 500 à 1000 espèces différentes occupent nos intestins. Ce microbiote varie fortement d’un individu à l’autre et son impact sur ce que nous sommes est bien plus important qu’on ne le croyait. Plusieurs explications existent quant à l’origine de cette influence. A titre d’exemple, il faut se rappeler que dans nos intestins, les bactéries ne sont pas inactives : elles produisent différentes substances telles que des acides gras ou des neurotransmetteurs. Ceux-ci peuvent ensuite traverser la paroi intestinale et se retrouver dans la circulation sanguine, puis influencer l’activité des cellules dans tous le corps, jusque dans le cerveau. Ainsi, les dix dernières années de recherche semble indiquer que notre ventre influence en partie :

- Notre moral, notre anxiété et notre sociabilité : évidemment, l’éducation et la génétique sont aussi à prendre en compte. Mais de nombreuses études montrent que les troubles anxieux ou autres malades psychiques comme l’autisme ou la dépression sont souvent accompagnés de problèmes intestinaux. De plus, des expériences menées chez la souris montre qu’une modification du microbiote influence directement la résistance de ces animaux au stress. De la même manière, la présence ou non de certaines bactéries pourrait jouer sur notre humeur et même notre sociabilité. Cela peut s’expliquer par l’action que nos bactéries intestinales auraient sur le nerf vague, nerf qui relie le ventre au cerveau.

- Nos défenses naturelles et notre état de forme : la flore intestinale a une influence directe sur notre système immunitaire et, du coup, pourrait jouer un rôle sur les réactions allergiques, voire même sur des maladies auto-immunes plus graves comme la sclérose en plaque.

- Notre sommeil : le microbiote influencerait directement notre horloge interne. La mélatonine, hormone favorisant l’endormissement, est fabriquée à partir de sérotonine, elle-même produite à 95% au niveau des intestins, sous l’influence de notre microbiote. Un déséquilibre à ce niveau pourrait donc perturber la synthèse des molécules nécessaires à une bonne alternance éveil/sommeil.

– Notre mémoire et notre vivacité d’esprit : des études ont montré qu’en modifiant l’alimentation de nos amies les souris – et donc leur microbiote – on influençait directement leur capacité à venir à bout de tests de mémorisation et d’adaptation cognitive. Celles dont l’alimentation contenait trop de graisses et trop de sucres ont obtenu de moins bons résultats que celles ayant reçu une alimentation équilibrée.

Cette liste n’est pas exhaustive, mais on le voit, nos intestins semblent avoir sur nos vies une influence que l’on ne soupçonnait pas jusqu’à maintenant. Les études se multiplient et tout cela pourrait déboucher sur une nouvelle manière de se soigner. Ce sont ces quelques pistes nouvelles dont on parlera la semaine prochaine.

Bonne semaine

Did

L’ectoïne : une alternative naturelle contre la rhinite allergique

avril 17th, 2016 par Did

Avec le printemps reviennent les problèmes d’allergies liés aux pollens : nez qui coule, yeux irrités, gorge qui gratte, bref…Vous qui en souffrez, vous connaissez le problème. Ces symptômes sont principalement liés à la libération d’histamine (voyez à ce sujet le billet du 4 mai 2012) et c’est pourquoi, on utilise le plus souvent des médicaments anti-histaminiques pour se soulager. En bloquant la fixation de l’histamine sur ses récepteurs, l’anti-histaminique permet d’éviter les symptômes décrits plus haut. On l’utilisera en comprimés à prendre par voie orale une fois par jour, ou localement en spray nasal ou gouttes oculaires. Généralement bien toléré, l’anti-histaminique peut cependant provoquer troubles de la vigilance et fatigue. Une sensation de sécheresse dans la bouche peut aussi occasionnellement survenir.

L’ectoïne peut être utilisée en spray nasal ou gouttes oculaires. Son mode d’action est différent de celui des anti-histaminiques. Tout d’abord, c’est un produit naturel. Il n’y a donc pas de risque d’accoutumance ou d’irritation comme on peut en rencontrer avec les sprays décongestionnants à base de xylométazoline ou de molécules apparentées. Les préparations à base d’ectoïne peuvent être sans risque utilisées durant toute la saison des allergies. Présentée comme un protecteur de la muqueuse nasale et oculaire, l’ectoïne agit en fixant les molécules d’eau à la surface des cellules. L’effet protecteur ainsi obtenu permet d’éviter la pénétration des allergènes dans l’organisme. De plus, l’inflammation causée par la réaction allergique se trouve diminuée et l’on assiste à une meilleure régénération de des muqueuses.

A noter que pour traiter les dermatites ou les allergies cutanée, l’ectoïne existe également sous la forme de crème à appliquer sur la peau 2 à 3 fois par jour. Elle montre de l’efficacité lors de symptômes aigus, mais peut aussi – comme les sprays ou gouttes – être utilisée en traitement de fond sur le long terme. Ses effets sur la peau sont similaires à ceux décrits plus haut : protection, activation des processus de régénération et lutte contre l’inflammation. Sous toutes ses formes, cette molécule peut être utilisée sans problème chez l’enfant.

Une alternative, donc, aux traitements classiques qu’il vaut sans doute la peine d’essayer.

Bonne fin de semaine

Did