Décoloration de la peau (partie 1) : le vitiligo

Des taches blanches qui apparaissent sur la peau sans raison apparente ? Vous souffrez peut-être de vitiligo. Les mélanocytes, cellules responsables de la coloration de la peau, sont détruits. Conséquence, la peau perd sa pigmentation. L’intensité des symptôme et la localisation des taches sont très variables d’une personne à l’autre. La maladie n’étant ni douloureuse ni contagieuse, elle n’en est pas moins parfois difficile à gérer d’un point de vue psychologique, surtout quand elle touche des parties du corps visibles par tous comme le visage ou les mains. Le vitiligo n’est pas si rare : une personne sur cent en est atteinte. Il apparaît généralement à l’âge de l’adolescence ou chez l’adulte avant 30 ans. On ne sait pas encore très bien ce qui cause son apparition. Certains gênes sont apparemment impliqués, ce qui explique que les membres d’une même famille soient plus enclins à développer la maladie. Le système immunitaire y joue également un rôle très important. On aurait donc affaire à une maladie auto-immune, notre propre immunité se retournant contre nous.

Pour l’heure, on ne sait pas vraiment comment se prémunir contre l’apparition d’un vitiligo. Si le stress ou un grand choc émotionnel peuvent être des facteurs aggravants, ils ne sont sans doute pas à l’origine du problème. Tout au plus peut-on recommander aux personnes atteintes de bien se protéger du soleil : la peau étant dépigmentée, les risques d’attraper des coups de soleil et leurs conséquences à long terme (cancer de la peau) sont plus importants.

Au niveau des traitements, la PUVAthérapie (utilisation de psoralène en association avec des rayons UVA) ou des traitements locaux agissant sur le système immunitaire permettent souvent d’obtenir une repigmentation de la peau. Les corticostéroïdes sont utilisés, mais aussi des molécules plus spécifiques (tacrolimus). Les traitements par des rayons ultraviolets de type B sont souvent un premier choix dans les formes de vilitigo les plus courantes. Ils présentent moins d’effets secondaires que la PUVAthérapie. Dans des cas extrêmes où le vitiligo recouvre la plus grande partie du corps, une démarche inverse peut être tentée : on dépigmente le reste de la peau encore intacte afin d’obtenir une couleur uniforme partout. Ces traitements ne sont pas sans effets secondaires (démangeaisons, sécheresse de la peau, brûlures…). Enfin, si les symptômes ne sont pas trop étendus, il est tout simplement possible de masquer les taches à l’aide de produits cosmétiques appropriés.

Voici un lien vers la société suisse du psoriasis et du vitiligo. Communiquer avec des personnes souffrant du même problème que le nôtre est souvent une démarche bénéfique : http://www.spvg.ch/home-fr.html

Bonne fin de semaine

Did

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