La maladie de Crohn

La maladie de Crohn touche le système digestif. C’est une maladie inflammatoire chronique dont les causes ne sont pas à ce jour exactement déterminées. Ce que l’on sait, c’est qu’elle est provoquée avant tout par une réaction auto-immune, c’est-à-dire que le système immunitaire se retourne contre son hôte. Des facteurs environnementaux et génétiques sont aussi mis en cause, puisque dans certaines régions du monde et sous l’effet de certains gênes, le risque de développer la maladie est accru.

La maladie de Crohn peut apparaître à n’importe quel âge, mais est diagnostiquée le plus souvent chez l’adolescent et le jeune adulte. Elle peut toucher toutes les parties du système digestif, y compris la bouche. Cependant, elle se manifeste le plus fréquemment au niveau de l’intestin. L’évolution de la maladie se fait par poussées, c’est-à-dire de manière intermittente. L’intensité des symptôme peut varier assez fortement d’une personne à l’autre. On retrouve en général des troubles gastro-intestinaux tels que diarrhées, fièvre et douleurs gastriques. Dans les cas graves , l’inflammation chronique peut provoque un épaississement de la paroi du tube digestif avec pour conséquence une obstruction des voies digestives. Hémorragies, vomissements, ulcérations…Lorsque le patient ne répond pas suffisamment aux traitements médicamenteux, l’opération peut s’avérer indispensable. On va retirer chirurgicalement la partie abîmée de l’intestin et il faudra parfois procéder à une stomie, c’est-à-dire l’évacuation des selles dans une poche ventrale à changer régulièrement. On le voit, la maladie de Crohn peut être assez invasive. Heureusement, il n’est pas toujours nécessaire d’en arriver là. Les médicaments peuvent suffire à stabiliser la maladie, à défaut de la guérir complètement. Les anti-inflammatoires sont évidemment très utilisés. On pense notamment à la mésalazine (Salofalk) ainsi qu’aux glucocorticoïdes. Ces médicaments ne sont pas dépourvus d’effets secondaires, surtout lorsqu’ils sont pris à doses importantes. Cependant, il est possible dans la majorité des cas d’avoir une bonne qualité de vie avec la maladie lorsque celle-ci est stabilisée. A ce titre, l’hygiène de vie est importante. Eviter le tabac et essayer de préserver une activité physique régulière permettront probablement de prolonger les périodes de rémission, c’est-à-dire les moments où la maladie se fait discrète. Dans le même but, une bonne alimentation sera importante. Bien qu’il n’y ait aucun lien avéré entre alimentation et maladie, le risque de carence en vitamines ou sels minéraux est réel lors des phases de poussées car à cause des douleurs, le patient n’ose plus manger. D’autre part, les troubles comme la diarrhée participent à une élimination accrue de nutriments. C’est un aspect auquel il faudra être attentif.

Pour en savoir plus, voici le lien vers le site de l’association suisse de la maladie de Crohn : http://www.smccv.ch/fr/

Bonne fin de semaine

Did

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