La maladie de Lyme : des tiques sans éthique

La maladie de Lyme, appelée aussi « borréliose », peut se transmettre par la tique lorsqu’elle vous mord si elle est porteuse de la bactérie Borrelia. Rien qu’en France, 27000 personnes seraient infectées chaque année, mais ce chiffre – en constante augmentation depuis 20 ans – pourrait en réalité être au minimum doublé. Pourquoi ? Parce que la maladie de Lyme est en réalité difficile à diagnostiquer et que du coup, beaucoup de patients passent à travers les mailles du filet. Dans un premier temps, la maladie provoque fièvre, forte fatigue, maux de tête et douleurs articulaires. On ne relie pas forcément ces symptômes à une morsure de tique. A ce stade, le seul moyen d’identifier avec certitude une maladie de Lyme est la présence d’un ERYTHEME MIGRANT. Cette auréole rouge apparaît autour de l’endroit de la morsure dans les jours qui la suivent. Elle va grandir et s’étendre pour atteindre une taille allant parfois jusqu’à 50cm de diamètre. Un érythème migrant est facile à identifier et permet d’entamer un traitement antibiotique rapidement. Le problème, c’est que cet érythème caractéristique ne se manifeste pas tout le temps. Là, le diagnostique devient plus compliqué. Si rien n’est fait, les symptômes de type grippal dont on parlait plus haut vont disparaître, puis le patient va retrouver une vie normale. Quelques mois plus tard, cependant, d’autres symptômes vont se manifester : troubles cardiaques, paralysie faciale, troubles psychiatriques…On comprend à ce stade la difficulté de faire le lien entre une morsure de tique dont on n’aura sans doute aucun souvenir et ce genre de pathologies. Que faire alors ? Des tests sanguins existent mais ne donnent pas toutes les garanties, loin de là : faux positifs et faux négatifs, mauvais ciblage des bactéries à rechercher (il existe plusieurs souches de Borrelia), bref…En l’absence de l’érythème caractéristique de la maladie, il est très difficile de poser un diagnostique définitif. En attendant une amélioration des tests de dépistage, mieux vaut privilégier la prévention : éviter les herbes hautes, se couvrir les jambes lors de ballades dans la nature…En rappelant pour conclure que fort heureusement, toutes les tiques ne sont pas porteuses de la maladie.

Bonne fin de semaine

Did

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