Méditation de pleine conscience : quels effets sur la santé (partie 2)

Voyons cette semaine un peu plus en détail l’impact de la méditation sur certaines pathologies. Cet impact est difficile à évaluer. Des études, pourtant, tendent à montrer qu’elle aurait bel et bien sa place en tant que thérapie complémentaire dans un certain nombre de cas.

Addiction au tabac, alcool, drogues : on obtient après 3 à 12 mois un taux d’abstinence comparable aux traitements de référence. La réduction du stress et un détachement accru des pensées obsessionnelles permettent de réduire l’envie impulsive de replonger.

Insomnie chronique : face à la thérapie cognitive, la méditation est tout aussi efficace. Les effets se manifestent après quelques semaines déjà : le sommeil est de meilleure qualité et les épisodes de réveil moins fréquents. La méditation diminue par exemple les pensées en boucle qui empêchent de sombrer dans le sommeil.

Douleur : migraine, maux de ventre, douleurs articulaires…Les résultats sont encourageants mais nécessitent encore d’être approfondis. A nouveau, on aurait un effet de “découplage” entre la douleur et le ressenti.

Dépression : sur ce point, les études foisonnent, notamment en ce qui concerne le taux de rechute. On note jusqu’à 50% de récidives en moins. En cause, une meilleure gestion de ses émotions et de ses pensées.
D’autres voies sont creusées actuellement : maladies inflammatoires, troubles anxieux, troubles sexuels….La question est aussi de savoir si les effets sont similaires chez tout le monde. Probablement pas. A ce titre, difficile d’évaluer comment chacun met en pratique les techniques discutées ici. Toujours est-il que les bénéfices d’une pratique régulière semblent bel et bien démontrés.

Bonne fin de semaine

Did

découvrez nos autres chroniques
aspegic