Vaccination : que se passerait-il si…

…on ne se vaccinait plus ? De plus en plus de gens, en effet, se disent sceptiques, voire carrément défavorables, à la vaccination. Cela se traduit dans les faits par une diminution régulière de la couverture vaccinale des nourrissons ces dernières années. Dans d’autres cas, on ne procède pas forcément à certains rappels de vaccins qui seraient nécessaires. Or, lorsqu’on se vaccine, on le fait pour soi, évidemment, mais aussi pour son voisin. Pourquoi ? Parce qu’une couverture vaccinale élevée de la population est nécessaire si l’on veut éviter la réapparition de la maladie concernée. Dans le cas de la poliomyélite, par exemple, le taux de couverture de la population est de près de 99%. Ce pourcentage garantit en quelque sorte que plus personne ne tombe malade. Imaginons maintenant que l’on ne se vaccine plus. Ou même qu’une personne sur deux seulement décide de faire le vaccin. Que se passerait-il ? Eh bien la maladie réapparaîtrait. C’est aussi simple que cela. Un exemple concret ? Aux Pays-Bas, il existe une région où les gens – pour des raisons qui leurs sont propres – refusent la vaccination. En 1992, une sévère épidémie de polio a provoqué là-bas 59 paralysies et 2 décès. Un autre exemple avec la coqueluche : au Japon, en 1975, le vaccin a été suspendu car on le soupçonnait d’effets secondaires graves. Du coup, la couverture vaccinale est passée de 80 à 10% de la population. Résultat ? Alors qu’on ne comptait jusque là que 300 à 400 cas par an et aucun décès, le Japon a dénombré 13000 cas en 1979 dont 41 morts. On peut imaginer sans peine que ce genre de mésaventures pourrait concerner la plupart des autres maladies couvertes par la vaccination : diphtérie, tétanos, Haemophilus influenza B (HiB), bref…Comme toujours, il faudrait donc se poser des questions de bon sens. Le sujet n’est pas tant de savoir si les vaccins peuvent présenter des effets secondaires. TOUS les médicaments peuvent en présenter. On peut ensuite discuter de leur fréquence, de leur impact sur la santé, de la qualité des adjuvants utilisés…Tout débat est sain. Mais la véritable question est de savoir si le rapport entre le bénéfice et les risques d’un vaccin est favorable ou non. Autrement dit, notre environnement est-il plus sûr et notre santé globalement meilleure avec une population vaccinée ou pas ? Qu’en pensez-vous ?

Bonne fin de semaine

Did

découvrez nos autres chroniques
aspegic